On a tous constaté les nombreux rideaux en métal fermés devant les commerces, ou encore les boutiques qui ouvrent au coin de la rue et ferment au bout de quelques mois. Dans le cadre de sa 10e enquête, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) s’est justement penché sur l’état du commerce à Paris et a publié les premières tendances pour 2026, avant de dévoiler un rapport définitif en décembre. Au total, la capitale regroupe 83 115 commerces, services commerciaux, bars, restaurants et cafés. Un nombre qui prouve l’attractivité de Paris, mais ne la protège pas pour autant : face à l’essor du commerce en ligne, 510 établissements ont dû mettre la clé sous la porte par rapport à 2023.
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Le succès de la restauration au grand dam de la culture
Le secteur alimentaire, ainsi que les cafés et restaurants font partie des commerces qui s’en sortent le mieux dans la capitale. Entre 2000 et 2026, le secteur alimentaire a notamment connu une croissance de 14% avec 994 nouveaux locaux en rez-de-chaussée. Les pâtisseries, chocolateries, torréfacteurs et glaciers connaissent une ascension particulièrement contrairement aux primeurs, boucheries et poissonneries qui voient leur nombre diminuer. Du côté des cafés et restaurants, l’évolution est de 24,6 % avec 3 159 nouveaux établissements. À l’heure actuelle, la capitale compte 15 990 cafés et restaurants, dont 142 nouveaux coffee-shops.
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La santé et la beauté se démarquent également avec une hausse de 26,2 %. Si en 2000, 2 393 locaux liés à ces domaines étaient recensés, en 2026, il y en a 3 020. En revanche, pour les autres secteurs, la chute est plus marquée : les grands magasins, l’équipement de la personne, l’équipement de la maison, la culture et les loisirs, le bricolage-jardinage, les agences, l’auto-moto ou encore les hôtels et auberges de jeunesse ont diminué de 4 % (services aux particuliers) à 48,9 % (auto-moto). Les librairies sont largement impactées : 38 établissements ont fermé leurs portes en seulement trois ans.
Le 11e, arrondissement des commerces éphémères ?
Entre 2023 et 2026, c’est dans le 11e que les commerces ont été les plus nombreux à fermer leurs portes : on en compte 120 de moins. Toutefois, sur la période de 2000 à 2026, c’est dans le 1er arrondissement que la diminution a été la plus importante, avec une baisse de 568 établissements. Le 15e arrive juste après avec 493 commerces en moins.
Une grande partie de locaux vacants
Le nombre de locaux commerciaux vacants n’a jamais été aussi élevé. En avril 2026, on en compte 621 de plus qu’en 2023, c’est-à-dire 9 725 contre 9 104. Dans le 2e et dans le 18e, les taux de vacance s’élèvent à 15,6 et 15,1 %. S’il recule dans cinq arrondissements, il progresse dans 15 autres.
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