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À Paris, la marche domine tous les modes de transport

undefined undefined 16 septembre 2026 undefined 07h30

undefined undefined 16 septembre 2026 undefined 11h09

Clémence Varène

Sortie le 9 septembre dernier, une nouvelle étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (l’APUR) met en lumière l’évolution des habitudes de déplacement dans la capitale, et plus largement dans le Grand Paris sur les 25 dernières années. Et une chose est sûre, ces dernières décennies, Paname a connu une transformation majeure de ses modes de vie, et l’espace public se fait le témoin de ces nouveaux usages.


Les mobilités douces en avant

Pour beaucoup, se déplacer dans la capitale est un petit avant-goût de l’enfer, pour la simple et bonne raison qu’ils résument ça à des métros bondés ou à des heures de bouchons coincés dans une voiture. Pourtant, n’en déplaise à cette vision un peu réductrice, le mode de transport le plus utilisé dans Paris n’est autre que… la marche ! Et ce n’est pas près de s’arrêter, puisque selon l’étude publiée par l’APUR à la rentrée, la part de la marche est passée de 47% en 2001 à 52% en 2019 — faute de données plus récentes. Et si les transports en commun occupent bien la deuxième place, il semblerait que le vélo soit enfin passé devant la voiture. En effet, en 2024, selon l’Institut Paris Région, la bicyclette représentait 11,2% des déplacements, contre 4,3% pour la voiture. Une évolution qui se retrouve également à l’échelle du Grand Paris, et que la région compte bien développer en atteignant les 15% d’ici à 2030 !


Des aménagements urbains adaptés

Cette évolution des modes de transports, qui met de plus en plus en avant les mobilités douces et moins polluantes, n’est pas sans lien avec l’urbanisme de la ville. Ainsi, la part de la voiture se réduit année après année suite à des mesures politiques telles que la suppression des voies sur les berges de la Seine, les zones partagés, les rues aux écoles ou encore les places de parking de plus en plus rares. À l’inverse, l’explosion du vélo demande des aménagements spécifiques, et, depuis 2018, la métropole du Grand Paris a gagné pas moins de 2 994 km de pistes cyclables. Seul enjeu maintenant, adapter les espaces extérieurs pour que la marche et le vélo puissent continuer à triompher face aux vagues de canicules sans précédent, rendant la circulation extérieure beaucoup plus difficile.


La capitale française loin d’être une exception

Si l’étude de l’APUR révèle donc une véritable évolution dans les déplacements des Franciliens, et les conséquences sans précédent que cela peut avoir sur l'environnement urbain, elle nous montre aussi que Paris n’est pas la seule grande métropole à se transformer de la sorte. Ainsi, si dans la capitale, la place de la voiture à diminué de 42% entre 2010 et 2023, elle a aussi baissé de 10 % dans le centre de Londres et de 15 % à Barcelone. Dans toutes ces villes, les mobilités douces dominent également de plus en plus. Seule exception, Amsterdam, pourtant capitale du vélo, où la place de la voiture a augmenté de 6%. De la même manière, les plus grosses métropoles continuent de développer leurs réseaux de transports en commun, même si là encore, le Grand Paris, considéré comme le « chantier du siècle », gagne la palme avec 200 stations inaugurées entre 2010 et 2025, et 109 nouvelles d’ici à 2032, ce qui devrait aussi permettre de réduire encore la place de la voiture. Alors, c’est qui les boss du déplacement ?