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18 000 habitants en moins en un an : pourquoi Paris continue de se vider

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Clémence Varène

Ce n’est pas une nouveauté, pourtant, cette nouvelle continue de nous briser le cœur : chaque année, la population décroît dans la capitale française. Et 2025 n’a pas fait exception. Selon le dernier rapport à date de l’Insee, ce ne sont pas moins de 18 000 personnes qui ont décidé de quitter la plus belle ville du monde pour faire leur vie ailleurs l'année passée. Et même si c’est un choix particulier, on peut entendre leurs raisons.


Une vie de plus en plus chère

Derrière ces nombreux départs, un fait assez évident : le coût de la vie dans la capitale. Ainsi, dans la plupart des cas, le déménagement se résume à un désir de payer moins, notamment au niveau du loyer, pour autant de mètres carrés, si ce n’est plus dans certains cas. Plus largement, l’envie de partir se fait souvent suite à l'arrivée d’un enfant, et donc la nécessité de plus de place, mais aussi d’un quotidien un peu différent, avec par exemple un espace extérieur à disposition, ou de bonnes écoles accessibles facilement. Autre facteur, le taux de fécondité qui, s’il baisse à travers le pays, est particulièrement faible dans la capitale, ne générant donc que très peu d’adorables petits Parisiens. Et à en croire la tendance des 15 dernières années, la situation n’est pas prête de s’inverser. Car si en 2010, la capitale comptait 2 268 265 habitants, elle est descendue à 2 080 692 en 2025, et pourrait atteindre les 2,06 millions d’ici à 2040.


Une région de plus en plus attractive

Si la capitale attire donc de moins en moins, la région Île-de-France, à l'inverse, ne cesse de voir sa population croître. Elle comptait près de 12,6 millions de personnes, au 1er janvier 2026, soit une hausse de plus de 45 000 personnes en un an. Une augmentation qui touche particulièrement la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Et qui s’explique tout naturellement par… l’arrivée massive de Parisiens, qui, s’ils souhaitent quitter la capitale, ne souhaitent tout de même pas trop s’en éloigner, et on les comprend. Passer le périph’, oui, mais rester à portée d’un métro ou éventuellement d’un RER, toujours. Quoi qu’il arrive, la capitale reste encore, et de loin, la ville la plus peuplée de France, et ne devrait pas se déserter tout de suite.