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Vélo en libre-service : pourquoi c’est devenu une galère de se garer ?

undefined undefined 23 novembre 2025 undefined 08h30

Clémence Varène

Il y a quelques mois, on poussait un coup de gueule tout à fait justifié face à la surprésence des vélos en libre-service au niveau des arceaux de stationnement, qui obligeaient souvent à faire des manœuvres dans tous les sens et à déplacer des véhicules de 12 tonnes simplement pour pouvoir accrocher sa bicyclette. Un problème au quotidien, contre lequel la mairie de Paris a décidé d’agir en renforçant les règles de stationnement depuis le 1er octobre. Seulement voilà, depuis, de nombreux usagers se retrouvent dans la panade.


Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place

En juin dernier, un nouvel opérateur de vélos en libre-service, Voi, remportait un nouveau contrat auprès de la Ville de Paris, rejoignant Lime et Dott dans les rues de la capitale. Arrivées en grande pompe depuis le mois d’octobre, ses dernières petites reines à la jolie couleur rose sont venues renforcer la flotte déjà bien remplie de véhicules à disposition des Parisiens. Et si de nombreux usagers ont salué leur arrivée, d’autres déplorent qu’elle ait coïncidé avec la mise en place d’une nouvelle mesure de stationnement.

En effet, depuis le 1er octobre 2026, face aux plaintes des propriétaires de vélos souvent en galère malgré la présence de 120 000 places de stationnement dans les rues de Paris, la mairie a décidé de bannir les compagnies libre-service de certains arceaux. Le principe est simple : le nombre de biclous publics autorisés à se garer est proportionnel au nombre de places. Ainsi, en dessous de 6 places, pas de vélos. De 8 à 10 places, un heureux chanceux peut laisser sa bécane, 2 seront élus entre 12 et 16 places, etc. Des règles un peu complexes, mais intégrées directement aux diverses applications, qui indiquent les zones autorisées ou non.


Un dialogue nécessaire

Cette nouvelle situation pose malheureusement problème à un certain nombre d'usagers, puisqu’elle a fait diminuer de pas moins de 50% le nombre de places accessibles dans la capitale, désormais situées dans des « zones interdites ». Une aubaine pour les 60% de cyclistes parisiens qui possèdent leur propre vélo, un vrai souci pour les autres, renforcé par le fait que sur les espaces autorisés restants, de nombreux sont dépourvus de racks à vélo, et donc souvent utilisés à tort par des voitures ou des motos. Pour remédier à cette situation, la mairie de Paris doit recevoir les différentes sociétés en décembre, pour essayer de réfléchir à une solution qui conviendrait au plus grand nombre… Affaire à suivre !