Vélib' : pourquoi c’est la galère depuis la rentrée ?

undefined 23 novembre 2023 undefined 15h41

Clemence Varene

Attention, l'image de cet article est non contractuelle. Si vous êtes des utilisateurs réguliers de Vélib', vous voyez sans doute très bien de quoi on parle. Il faut parfois faire 5 stations avant de trouver quelques pauvres vélos, et même là, le combat continue. Pneu crevé, plus de batterie, vélos abîmés à coups de messages anti-avortementdifficile de dénicher la perle rare qui marche vraiment bien.


Toujours plus d’usagers

Depuis un an, le nombre de cyclistes dans les rues de Paris a doublé. Une affluence énorme a bien sûr fortement augmenté au moment de la disparition des trottinettes électriquesEt si beaucoup de Parisiens sont équipés et ont leur propre deux-roues, ils restent encore très minoritaires, ce qui peut se comprendre quand on jette un œil au nombre de vols de vélo (heureusement il existe quelques astuces)... Du coup, les Parisien·nes préfèrent encore largement le libre-service

Alors forcément, quand la demande est plus importante que l’offre, ça pose problème. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : Vélib', c’est plus de 170 000 trajets quotidiens pour seulement 18 000 vélos disponibles. Et puis ça en représente seulement 16 000 dans les faits, puisque 2000 sont en réparation ou manquants. On vous laisse faire le calcul, mais globalement, c’est la guerre.


Quelles alternatives ?

Face à cette compétition intense qui nécessite parfois de courir à la sortie du boulot juste pour pouvoir poser sa carte sur l’écran avant le voisin, plusieurs possibilités s’offrent à vous. La plus vicieuse est sans doute celle de la selle retournée. C’était au départ un moyen de prévenir les copains que le vélo ne marchait pas bien. Aujourd’hui, c’est devenu une technique utilisée par les petits malins pour essayer de conserver un bien rare en décourageant (à tort) les autres.

Solution plus onéreuse, se tourner vers d’autres services de location, Dott ou Lime, qui coûtent quand même beaucoup plus cher. Sinon on croise les doigts, et on se tourne vers des stations dans des petites ruelles moins fréquentées, mais ça reste au petit bonheur la chance.

Et puis l’application n’aide certainement pas à s’y retrouver, puisque la moitié du temps, les informations indiquées — à savoir le nombre de vélos par station et les notes de chaque vélib' — sont trompeuses. Bref, c’est la galère. On espère juste que les nouveaux vélos et les nouvelles stations promis à l’approche des JO vont voir le jour rapidement et seront dans un état un tout petit peu plus fonctionnel (on ne demande pas la lune non plus). Et en attendant, nous, on marche.