On sait ENFIN quand Anne Hidalgo se baignera dans la Seine

undefined 19 juin 2024 undefined 19h20

Clemence Varene

À moins de 40 jours de la cérémonie d’ouverture – qui rappelons-le, aura lieu sur la Seine –, alors qu’il pleut des analyses faisant état de la qualité catastrophique, si ce n’est dangereuse, de l’eau de la Seine, la Mairie de Paris aurait regagné un semblant de bon sens en reportant le plouf d’Anne Hidalgo, initialement prévu le 23 juin, à la semaine du 15 juillet prochain. La raison ? Les fortes pluies de ces dernières semaines et la tenue des élections législatives les 30 juin et 7 juillet prochains.


Une succession d'aberrations

Après la qualité de l’eau plus que douteuse, c’est maintenant le débit de l’eau, beaucoup trop élevé, qui fait des siennes, obligeant le comité d'organisation des JO et la Ville de Paris à revoir leurs plans. En effet, alors que devait avoir lieu ce lundi 10 juin un test pour les épreuves avec l'équipe de nage libre française, ce dernier a été annulé. Et pour cause, selon la préfecture de la région Île-de-France, le débit de la Seine, qui devrait se situer aux alentours de 100 mètres cubes par seconde pour le bon déroulé des opérations, est actuellement à 349 mètres cubes.

Une vitesse qui pourrait se révéler dangereuse pour les athlètes concernés, mais également pour notre très chère maire, j’ai nommé la reine des travaux. En prévention, la décision avait donc été prise de décaler sa petite nage d’une semaine, soit autour du 30 juin. Mais c'était sans compter sur Macron et sa décision (suprise) de dissoudre l'assemblée nationale à la suite des élections européennes, le 9 juin dernier. Résultat : des élections législatives anticipées ont lieu les 30 juin et 7 juillet, événement que la maire de Paris ne semble pas vouloir perturber.

La nouvelle date du plongeon a donc été fixée au 15 juillet 2024. En espérant que les fortes pluies de ces dernières semaines, qui sont également à l’origine du report de la répétition de la cérémonie d’ouverture, se soient calmées d'ici là. Cette répétition devait initialement se dérouler au début du mois d’avril, mais elle avait été repoussée à deux reprises en raison du débit trop important du fleuve, et a désormais été confirmée pour le 24 juin.


Une excuse valable… mais suffisante ?

Pour l’instant, même si la Mairie espère une vive amélioration de la qualité de l'eau, notamment grâce aux cuves de récolte des eaux usées installées au niveau de la gare d’Austerlitz, rien n’est garanti. Outre la baignade de Madame la maire, ce sont donc les épreuves de triathlon, natation-marathon et paratriathlon qui sont mises en péril. Malheureusement pour les athlètes, aucun plan B n'a été prévu : il semblerait que la seule solution pour éviter la catastrophe soit de décaler la date des épreuves, sans en changer le lieu.

Une situation assez incompréhensible, il faut bien l’avouer, quand on combine ce problème de débit au taux absolument scandaleux de bactéries fécales ultra néfastes présentes dans la Seine. Et s’il est possible de penser que tous ces reports sont pour l’instant un moyen pour les autorités de garder la face (et un minimum de crédibilité par la même occasion), on espère qu’on ne se trouve pas dans une situation à la Sous la Seine, mettant en danger la vie de plusieurs personnes sous prétexte de préserver une réputation… Affaire à suivre.