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Un centre contre les violences sexuelles sur mineurs bientôt ouvert à Paris

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Clémence Varène

Depuis quelques mois, un véritable scandale agite la capitale, suite à de très (trop) nombreuses accusations de violences sexuelles commises des animateurs du périscolaire. Face à cette situation, la Ville de Paris, avec la Maison des femmes ainsi que l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, a décidé de mettre en place un espace de plus de 550 m² dédié à la prise en charge des victimes.


Un symbole d’espoir

Rise. C’est le nom de ce tout nouveau centre, qui pourrait sans doute changer des vies très prochainement. Rise, pour « Résilience, Soutien, Inceste, Espoir », mais aussi en hommage au poème de Maya Angelou Still I Rise, véritable hymne au courage et à la dignité face à l’oppresseur. Une structure qui survient à point nommé, alors que la pédopsychiatrie manque cruellement de fonds et de professionnels, qui ont du mal à assurer la charge de travail, notamment au niveau du suivi du psychotrauma des victimes. Et c’est justement sur ce point que le centre entend faire une différence, en suivant les patients pendant entre six mois et deux ans minimum.


Des centaines de prises en charge chaque année

Au total, Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes, prévoit pas moins de 600 visiteurs par an. Chacun pourra bénéficier d’un parcours d’accueil personnalisé, et aura accès à des professionnels divers, tels que des pédiatres, des psychologues, des gynécologues, etc. Les ans seront admis à partir de 3 ans sur demande d’un établissement scolaire, d’un professionnel juridique ou d’un parent, et à partir de 15 ans sur seule demande de l’adolescent. Si les premières consultations devraient avoir lieu avant la fin de l’année, le centre ouvrira pour de bon en janvier prochain, dans un immeuble de deux étages du 10e, situé entre Gare de l'Est et République.