shutterstock-2653029591

Bientôt un congé de 5 jours en cas de canicule ?

undefined undefined undefined 08h30

Lucie Guerra

En voilà une mesure qui changerait la donne une fois l’été venu ! Vendredi 1er mai 2026, la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, a proposé la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Ce dernier permettrait aux salariés « qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique », a-t-elle précisé sur son blog. 


Une mesure qui suit le mouvement de nos voisins espagnols

Cette initiative est inspirée de celle appliquée en Espagne : les travailleurs bénéficient de quatre jours de congés payés climatiques depuis 2024, en cas de catastrophe naturelle comme une inondation ou un incendie. Cette mesure avait été mise en place à la suite des violentes inondations qui avaient frappé le sud-est du pays et fait 230 morts. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par ARTE Info (@arteinfofr)


Un congé applicable en cas de grande catastrophe naturelle

Ce congé pourrait donc être utilisé en cas de transports bloqués des suites d’une inondation, ou si une école est fermée à cause d’une alerte météo, par exemple. « Si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé », précise la candidate déclarée à l’élection présidentielle de 2027, sur son blog. 

À l’heure actuelle, il n’y a pas de réel cadre juridique autour des conditions de travail en cas de conditions climatiques extrêmes : les entreprises peuvent fermer ou les salariés peuvent s’absenter sans aucune garantie de salaire. « Il y a un décret un peu vague qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête », appuie-t-elle au micro de Sud Radio le 1er mai.