Quelques authentiques zincs de Paris où trainer sa carcasse

© Parigramme - Sylvain Ageorges

Bistrots d’antan et de toujours, voici le joli et juste sous-titre de l’ouvrage de François Thomazeau et Sylvain Agorges, Au vrai Zinc de Paris, paru aux éditions Parigramme. Plus d'une centaine de pages, photos et textes qui rendent hommage au mythique bistrot parisien. Celui qui « n’a pas de clients mais plutôt des convives », celui qui inspire, celui qui boit, celui qui vit… Les auteurs ont arpenté les rues de Paname à la recherche de ces pépites d’antan qui, nous l’espérons tous, ne disparaîtront jamais.


La Divette de Montmartre

Quand on est à flanc de colline, c'est pas toujours simple de trouver un paquet de clopes. Les connaisseurs se dirigent donc vers la Divette de Montmartre d'un pas assuré, les autres d'un pas plutôt blasé. Les autres encore sont tout excités à l'idée de mettre les pieds dans cet ancien haut lieu du rock alternatif. Ici point d'ambiance tamisée, mais des matchs de foot sur grand écran. 

P.-S. : la légende dit que le tenancier n'est autre que le frère de Jean-Pierre Pernault... Sérieux qui m'a dit ça ?

136, rue Marcadet – 18e


Petits Oignons

Au coin de la rue Dupont-de-l'Eure et de la rue Orfila, il y a un restaurant pas comme les autres. N'en déplaise à certains, ici ce sont les jeunes qui dirigent, fièrement installés devant les anciens, habitués du zinc. Il y règne toujours une ambiance à la bonne franquette, une atmopshère amicale et une cuisine sans chichis. Bref, tout les adjectifs sont réunis pour qualifier cette adresse "d'authentique bistrot".

113, rue Dupont-de-l'Eure – 20e


Dernier Métro

Dans ce repère Rive Gauche, ce n’est pas le ballon rond qui est à l’honneur mais l’oval. Vous l’aurez compris, ici on boit, on mange et on parle basque. Le soir, les travailleurs du coin (et les) habitués s’y retrouvent autour d’un demi ou d'un ballon d’Irouléguy pour prolonger la soirée avec les plats réconfortants de la cuisine. Bon !

70, boulevard de Grenelle – 15e


Melac

On ne va pas passer par quatre chemin. Jacques Mélac a tout inventé. « Vous mangez bio ? Chez Mélac, on sert du pain Moisan depuis trente ans. » La moustache de hipster ? Il l’a portée avant tout le monde. Ici le saucisse-aligot n’a rien d’un plat diététique et c’est pour ça qu’on vient. Pour ne pas faire de chichis mais manger, boire et bien s’amuser. Après tout, c’est tout ce qui compte non ?

42, rue Léon-Frot – 11e


Les Pipos

Là on ne rigole pas. La façade est historique et le troquet un monument classé X (peu importe ce que ça signifie). Le bistrot a vu défiler des générations de polytechniciens et presque autant d'anecdotes. Puis les temps ont changé, Les Pipos aussi, un peu. On s'y engouffre pour s'attabler sur les nappes à carreaux et déguster de l'andouillette A5, un bon os à moelle, une saucisse au couteau comme on les aime... On s'accoude au bar en marbre et on salue bien bas les patrons, toujours là.

2, rue de l'Ecole-Polytechnique – 5e


Vous en voulez plus ? Lisez l'excellent ouvrage Au vrai Zinc de Paris signé François Thomazeau et Sylvain Agorges et paru aux éditions Parigramme.