Cet artiste transforme les tas de poubelles dans les rues en "oeuvres d'art"

undefined 27 mars 2023 undefined 15h38

Auriane Camus

Marre de voir des dizaines de sacs poubelle s’entasser sur votre trottoir ? Attendez que Bisk passe par-là. Cet artiste parisien, tagueur, graffeur, peintre et sculpteur, s’amuse à donner vie aux tas d’ordures ménagères chaque nuit, dans les rues de la capitale. Bon par contre, pour l'odeur, il ne peut rien.


Des monstres de détritus en plein Paris

Si la grève des éboueurs est soutenue par de nombreux Parisien·ne·s – 3,5 millions de manifestants se sont réunis dans la capitale ce jeudi 23 mars selon la CGT –, il n’empêche qu’on n’apprécie pas forcément de se retrouver nez à nez avec un tas de poubelles de 2 mètres de haut en sortant de chez soi.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Marcel Delaville (@bisk.art)

Alors, pour égayer un peu les 7300 tonnes de déchets qui jonchent encore les rues de la capitale ce lundi 27 mars, cet artiste a décidé d’user de ses talents. Grâce à son œil d’artiste urbain, Bisk arrive à voir des visages, sous la forme de monstres d’ordures, au milieu des amas de déchets ménagers. De toutes formes et de toutes tailles, plus ou moins drôles ou effrayants – mais toujours attendrissants –, le street-artist a donné corps à plus d’une quinzaine de ces créatures dans toute la capitale. Certaines ne sont déjà plus visibles, soit parce qu’elles ont été ramassées, soit détruites par des manifestants.

Il ne faut pas grand-chose à l’artiste pour se lancer dans sa création : un bon angle de vue, quelques matériaux déplacés, deux bombes de peinture noire et blanche pour tracer les yeux et la bouche… et le tour est joué ! Tout support est bon à prendre, une plaque de polystyrène, un bout de carton, une planche de bois, et souvent les sacs poubelle eux-mêmes. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Marcel Delaville (@bisk.art)

L’artiste y va ensuite de son détail ; un sourcil bien placé, un toboggan au rebut en guise de langue, une moustache… Bref, un brin d’imagination et de fantaisie au milieu de tous ces détritus, ça ne peut pas faire de mal.