Et si les JO viraient à la catastrophe ? 4 scénarios plus ou moins probables

undefined 16 février 2024 undefined 13h01

Flora Gendrault


Plus de métro et RER

15 millions de visiteurs, 500 000 spectateurs quotidiens, auxquels Île-de-France Mobilités attribue un aller et retour par jour, soit 1 million de trajets dans les transports en commun. Autant dire que les réseaux RATP de Paris et ses environs ont intérêt à être au point. Pour permettre aux Francilien·nes de cohabiter avec les touristes, IDFM a mis les bouchées doubles et a lancé toute une série de chantiers pour perfectionner ses lignes. Vous le savez mieux que personne, puisque vous êtes en ce moment même privés de ligne 14

Mais nous, on parie que la fluidité ne sera pas au rendez-vous. Beaucoup plus de voyageurs et de trafic, c’est beaucoup plus de bagages oubliés, d’accidents de personne et de malaises voyageur. Si une seule ligne arrive à fonctionner normalement ne serait-ce que plus d’une journée, ce sera un miracle et on voudra être au courant. Tout ça pour dire qu’il va falloir utiliser vos gambettes, les bonbecs. Vous n'avez pas envie de vous retrouver bloqués dans une bouche de métro sombre et oppressante, à deux millimètres des corps suants d'inconnus. 


Effondrement en chaîne des balcons, et pas que 

On vous en parlait récemment : les balcons sont, en moyenne, responsables d’un accident par mois à Paris. La raison ? Un mauvais entretien, des fissures, des excès de poids… Et malheureusement, la cérémonie d’ouverture des JO pourrait bien engendrer une véritable vague de cataclysmes. Imaginez la caste privilégiée des quais de Seine, agglutinée en nombre sur ses balcons… Jusqu’à l’effondrement, presque inévitable, en plein défilé de bateaux français. 

S’ensuit une réaction en chaîne : sans le poids des balcons, les fondations des immeubles se fragilisent, se déséquilibrent, font pencher la structure vers l’arrière, jusqu’à lâcher. Un scénario improbable, à donner des cheveux blancs aux architectes, mais dans toute notre ignorance, on préfère vous préparer au pire. Disons qu’au moins, la vue sur la Seine sera plus dégagée. 


Appartements saccagés par milliers 

Vous n’êtes pas plus sot·e qu’un·e autre, et vous aussi, vous avez décidé de louer votre appartement à 600€ la nuit pour rattraper toutes les économies que vous aviez prévu d’avoir à 25 ans, mais ligaments croisés t’as capté. Seulement, savez-vous vraiment qui vous allez accueillir chez vous ? La sous-loc' a sa part d’imprévus que le Parisien ignore, et les Jeux Olympiques, compétition et patriotisme obligent, peuvent monter à la tête. 

Il suffit que votre locataire, un nerveux absolument fanatique de son équipe nationale de canoë-kayak slalom (donc déjà pas vraiment net), subisse la défaite pour tout envoyer valser dans votre charmant 15 m2. Vos murs ? Déjà endommagés par un gros manque d’isolation, ils sont désormais taggés au feutre noir d’insultes horrifiques dans un dialecte incompréhensible. Vos meubles ? Inexistants, depuis qu’il les a tous balancés par la fenêtre, pour se défouler, mais ça n'a pas marché. Votre clé ? Il l’a avalée, sans aucune raison apparente, il a juste perdu les pédales et s’est cru dans un mauvais dessin animé. Bref, votre appart' est saccagé, mais ça tombe bien, vous avez maintenant plein d’économies pour le remettre en état. 


Pandémie mondiale à cause de l'eau de la Seine 

En plus de nous avoir fait croire l’impossible, Anne Hidalgo a peut-être condamné l’humanité sans le savoir. Le 10 janvier dernier, la maire de Paris annonçait qu’elle se baignerait dans la Seine en juillet, avant l’ouverture des JO et un an avant l’ouverture de trois espaces de baignade dans le fleuve. Cette pratique, qui en répugne plus d’un, et à très juste titre, est interdite depuis un arrêté de 1923 relevant un seuil de pollution bactériologique dans l’eau très élevé (présence de escherichia coli, qui provoque des gastro-entérites, et entérocoques, à l'origine d'infections urinaires). Fait plus répugnant encore (si c’est possible), les rats s’y refroidissent ou s’y réchauffent, et leurs urines peuvent déclencher des cas de leptospirose, qui, dans sa forme la plus violente, la maladie de Weil, peut s'avérer mortelle. 

À jouer le cobaye, Anne Hidalgo se condamne peut-être alors à l’obtention d’un statut pour lequel elle n'aurait pas voulu être élue : celui d’être la patiente 0 d’une nouvelle pandémie mondiale. Après sa baignade d’1 min 09, couverte par tous les grands médias mainstream, la maire deviendra instantanément pâle, très pâle. La nuit suivante, grosse fièvre. Celle d’après, des pustules dans le dos. L’alarme n’est donnée qu’à la fin des JO, pour assurer la rentabilité économique de l’événement. Les touristes repartent chacun avec ce virus mystérieux, issu de la Seine, qui finira par être appelé « AnHiding O ».