Que dit-on quand on parle en dormant ?

Certains bougent beacoup, d'autres ronflent... Et puis il y a ceux qui parlent. 

Parler durant son sommeil, on appelle ça la somniloquie. Si cette maladie ne concerne que 2% de la population adulte, environ 70% des individus interrogés affirment avoir déjà dit quelque chose pendant qu'ils dormaient. Bien souvent les gens ne savent même pas qu'ils sont somniloques. 

Et que disent ces individus ? La Sleep Research Society d'Oxford a publié une revue qui étudie les mots et les phrases prononcés par les gens atteints de somniloquie. 

Résultat : lorsque ce n'est pas du charabia complet, le terme qui revient le plus souvent chez ceux qui dorment est "Non". 

Ce mot est effectivement revenu dans 21,4% des cas. Lorsqu'ils ne sont pas en train de nier ou refuser quelque chose, les somniloques posent des questions (dans 26% des cas il y a eu des interrogations). Et, enfin, l'autre thème récurrent chez ces individus est la profanité. 9,7% des somniloques prononcent des vulgarités dans leur sommeil. 

Comment expliquer ces tendances ? En fait, c'est assez simple et logique. Les gens ne parlent que lorsque le besoin est pressant, donc lorsque il y a une situation émotionnelle intense. Et bien souvent, les émotions viennent de situations conflictuelles. 

D'où les questions, posées à un interlocuteur invisible qui est probablement en désaccord, accompagnées de "Non" à répétition, le tout couronné d'insultes.

Autre fait intéressant : les hommes parlent plus que les femmes, et utilisent davantage de mots (des gros mots). Faut-il y voir une nature davantage conflictuelle chez les hommes ? La question pourrait finalement soulever des enjeux beaucoup plus importants... ? À méditer.