Street-art : de Paris à Istanbul, la plus grande chaîne humaine au monde

© Saype

À l'heure où se serrer la main n'est qu'un lointain souvenir, le street-artiste Saype dévoile en janvier 2021 la plus grande chaîne humaine au monde, de Paris à Istanbul en passant par Ouagadougou et Berlin.

Nous vous l'annoncions il y a deux ans, Guillaume Legros aka Saype (la contraction de "say" et "peace" en anglais) avait débuté à Paris, sur le Champ-de-Mars, Beyond Walls, la plus grande fresque humaine au monde. Dans la capitale française, l'artiste de Belfort avait créé une fresque de 600 mètres de long et 25 mètres de large en utilisant de la peinture biodégradable à base de charbon et de craie pour peindre une fresque représentant des mains qui se tiennent. 

Inciter au vivre-ensemble

Saype s'est ensuite rendu en Andorre, à Genève, à Berlin, Ouagadougou, Yamoussoukro, Turin, puis Istanbul, et s'achèvera à Cape Town pour sa neuvième étape. Le choix de ces villes n'est pas dû au hasard : Istanbul, par exemple fait le lien "à la croisée des mondes de la Méditerranée et de la mer Noire" détaille l'artiste sur son site. "Elles continueront ainsi à dessiner de ville en ville, de continent en continent, une immense chaîne fraternelle qui entrelacera désormais l’Occident et l’Orient." conclut-il. Cape Town vient clore ce projet invitant au vivre-ensemble, une ville dont l'histoire est marquée par l'Apartheid et dont les mains enlacées symboliseront la réconciliation, pilier de l’idéologie de Nelson Mandela.

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Saype n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il créait en 2018 Message for the future, une autre œuvre monumentale de 5 000m2 sur la pelouse du parc de la Perle du Lac à Genève, en association avec l'association SOS Méditerranée Suisse. « Nous sommes très sensibles au fait que des gens mettent de côté leur vie deux semaines, trois semaines, pour aller à bord du bateau l'Aquarius de SOS Méditerranée, sachant très bien qu'ils vont être confrontés à des situations de vie abominables. […] On comprend les gens du sud de l'Italie qui ont la masse du flux migratoire et qui saturent ; mais par contre on est obligé de comprendre les gens qui traversent la Méditerranée », expliquait l’artiste à France 3.

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