Ce photographe immortalise les Parisien.ne.s en confinement

© Jean-Baptiste Pellerin

Rendre visibles les invisibles et immortaliser les sorties au compte-goutte des Parisien.ne.s, c'est le défi que relève chaque jour le photographe et street-artist Back to the street, sillonnant à vélo les rues de la capitale.

Déjà interrogé par le Bonbon en 2016 pour ses collages de rue, l'artiste Jean-Baptiste Pellerin a.k.a. Back to the street a pris le temps de répondre à nos questions sur ses clichés des Parisien.ne.s en période de confinement, juste avant de sortir prendre de nouvelles photos.


Paris sans touristes

S'il est un habitué des quartiers nord de la capitale – en 2015, il photographie les migrants du camp de la Porte de la Chapelle pendant six mois –, c'est aujourd'hui le centre de la capitale qui lui sert de décor depuis plusieurs semaines : « Le confinement, c’est très particulier, nous explique-t-il au téléphone. Je suis plutôt dans les quartiers populaires d’habitude, mais là je me sens mieux dans les quartiers du Marais, de Montorgueuil, plus sur le centre. Je pense que ces quartiers sont habituellement fréquentés par beaucoup de touristes, aujourd’hui on peut en profiter avec les gens qui l’habitent. Il y a beaucoup moins de contrôles de police qu’à Château-Rouge, par exemple, où ils ont complètement tué l’ambiance parce qu’il y a des contrôles partout. J’ai jamais vu de contrôles sur l’île Saint-Louis... » 

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Redonner à voir les invisibles

Éboueurs, livreurs, SDF, Jean-Baptiste Pellerin photographie celles et ceux qui se trouvent en première ligne face à l'épidémie, et qui se protègent comme ils peuvent. « J’en ai fait des rencontres, mais ce qui m’a le plus marqué, souligne-t-il, ce sont les SDF : le fait qu’il y ait très peu de monde dans les rues, ils ont envie de parler, ils ont envie de voir les gens. Comme je circule lentement en vélo, je regarde tout le monde, j’ai beaucoup de saluts, on se dit "bon courage". Ce sont vraiment des moments très forts avec les gens de la rue. Les premiers jours du confinement, c’était vraiment très triste, il faisait froid. Personne ne sortait, les gens se regardaient du coin de l’œil. Chez les SDF, j’ai senti qu’eux n'étaient pas vraiment affectés, ils galèrent pour trouver la pièce mais continuent à vivre, à se marrer, à être ensemble. Ils étaient assez normaux, et m’ont fait du bien. »

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Pour plus de photos de Parisien.ne.s en confinement, rendez-vous sur la page Instagram de Jean-Baptiste Pellerin.

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