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Le marché des Enfants-Rouges ne rouvrira pas avant plusieurs années

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Clémence Varène

Ce lundi 12 octobre, c’est tout un quartier qui était sous le choc en découvrant ce qu’il reste du marché des Enfants-Rouges. 17 boutiques parties en fumée, une structure centrale carbonisée, qui menace de s’écrouler, et des commerçants effondrés, parfois installés ici depuis plusieurs générations. Et si, heureusement, aucune boutique ni aucune habitation autour n’a été touchée, pour ce lieu populaire et gourmand, la route s’annonce longue.


Un champ de bataille

Il aura suffi de quelques heures seulement pour que le marché des Enfants-Rouges ne soit plus qu’un lointain souvenir. Les témoins parlent de flammes de plusieurs mètres de haut, qui ont réussi à détruire l’intégralité des échoppes, malgré l’intervention rapide et professionnelle des pompiers. Et si, pour l’instant, l’origine du feu n’a toujours pas été établie, experts et police scientifique ont déjà enquêté sur place pour en savoir plus. Certains avancent la vétusté du marché, ouvert depuis plus de 400 ans, quand certains rappellent que le gaz et les feux à bois étaient interdits sur les stands, et toutes les installations électriques vérifiées chaque année. Le dernier rapport de sécurité, datant de juin 2026, était d’ailleurs favorable.


Une reconstruction importante

Alors que les larmes ne sont pas séchées et les cœurs encore brisés, les commerçants impactés commencent cependant déjà à se tourner vers l’avenir, espérant la réouverture la plus rapide possible des lieux. Pourtant, selon Michael Grosman, propriétaire du marché interrogé par Le Parisien, « ce n’est pas en mois qu’il faut compter mais en années ». En cause, l'effondrement de la verrière, mais aussi le fait que le marché soit classé aux monuments historiques, ce qui risque d’entraîner un certain nombre de contraintes. Si Ariel Weil, le maire de Paris-Centre, a déjà affirmé sa volonté de reconstruire les lieux le plus vite possible, Emmanuel Grégoire parle déjà de son côté d’ouvrir le marché ailleurs le temps des travaux. Affaire à suivre !