Malik Bentalha frappe encore et s’attaque au cinéma français dans 3 nouvelles vidéos

undefined 22 février 2024 undefined 17h29

Clemence Varene

Plus rien ne semble l’arrêter. Malik Bentalha vient encore de sortir de nouvelles vidéos (3 d’un coup cette fois-ci), et après Jacquemus, Cédric Grolet ou encore Michou, il s’attaque à Franck Gastambide, à la famille Garrel, et au cinéma dans son ensemble.


Le César de la meilleure parodie ?

Dans ces nouveaux formats, l’humoriste se prête au jeu de la promo de film. Il interprête des acteurs et réalisateurs aux univers bien différents, qui se préparent pour la cérémonie des César, et donc les différentes remises de prix. Et pour l’occasion, il s’est entouré de Laurent Weil, aka le Goat du cinéma de Canal+, qui avait malheureusement disparu de nos écrans depuis quelques années à cause de problèmes de santé. Il tient son rôle à la perfection, et on est absolument ravis de le revoir en forme.

Et puis, il faut bien le dire, pour une fois, on est agréablement surpris par les traits d’humour de Malik Bentalha. Alors, oui, ça reste un peu grivois par moment. Mais au moins les vidéos sont courtes (5 minutes max pour la plus longue), et rien que pour ça, on trouve qu’il est monté d’un cran en termes de pertinence et de piquant. En progrès !


Personne n’est à l'abri

Et à travers la promotion de trois films, Moscou, La Loi du Talion et La Rédemption du Figuier, il n’épargne personne. Malik Bentalha s’en prend tout d’abord à Franck Gastambide, en parodiant assez ouvertement son film à l’humour un peu potache Pattaya (dans lequel l’humoriste lui-même a joué un rôle, soit dit en passant). Et aucun doute quant à la cible, puisqu’il appuie bien sûr la tendance de Gastambide à être aussi bien réalisateur, qu’acteur et scénariste sur ses projets. Peut-être un petit problème d'ego ? 

Avec les deux autres vidéos, Malik Bentalha s’en prend au système global de récompenses du cinéma français, un peu corrompu selon lui, puisqu'il suffirait d'un coup de téléphone pour s'assurer un prix. Et il dénonce une petite tendance à récompenser les films « qui font bien », catégorisés "cinéma social", sans trop se soucier de la qualité derrière. Il se moque aussi un petit peu des grandes familles du cinéma, comme la famille Garrel, très implantée sur la scène française du cinéma, et tout le népotisme qui peut être associé à cela.

À moins de 48h de la cérémonie des César, l’humoriste n’hésite pas à tirer à balles réelles et à faire son cinéma pour alerter, oui peut-être un peu, mais surtout pour divertir. Et pour une fois, on marche plutôt bien. Mais une question demeure sur toutes les lèvres : qui sera sa prochaine victime ?