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Nouveaux magasins et hôtel de luxe : le BHV se transforme

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Clémence Varène

Ouvert en 1856, le BHV est très rapidement devenu un repère pour les Parisiens et Parisiennes qui n’ont cessé de s’y presser pendant plus d’un siècle pour réaliser leurs achats en tout genre. Pourtant, depuis quelques mois, ses étages se sont vidés, nombre d’habitants de la capitale ayant décidé (à raison) de bouder le bâtiment suite à une collaboration avec la marque chinoise Shein. Pourtant, depuis le mois de janvier, le grand magasin connaît un nouveau tournant dans son histoire.


Un grand magasin 2.0

En janvier dernier, dans la plus grande discrétion, le propriétaire des murs du BHV a changé, passant des Galeries Lafayette au fonds canadien Brookfield. Et ce dernier compte bien changer complètement la face du magasin parisien, à travers un projet estimé à plus de 200 millions d’euros, et confié à la société Aroxys. D’ici quatre ans, cette dernière aura la lourde tâche de modifier l’ADN du lieu, en changeant notamment sa fonction première.

En effet, exit l’immense espace de shopping tel que nous le connaissons aujourd’hui, d’ici 48 mois (plus ou moins quelques mois de retard, bien évidemment), la surface de vente du BHV tel que nous le connaissons sera réduite à seulement 40% de la surface du bâtiment. Elle devrait cependant conserver les grands marqueurs du magasin : halle alimentaire, espace beauté, seconde-main, et même création d’une marque propre de vêtements BHV.


Une nuit au BHV ?

Mais alors que deviendront les 60% restants — ce qui, sur 45 000 m², représente tout de même une belle surface ? Selon les premières annonces, il devrait être redéfini en espace hybride accueillant des flagships de grandes enseignes (fermés, contrairement aux boutiques actuelles) et des commerces de centre-ville. Enfin, les deux derniers étages devraient être transformés en un hôtel de luxe, dont la gestion devrait être confiée à l’Experimental Group, qui dispose déjà de 3 établissements dans la capitale (Marais, Grands Boulevards et Pigalle). Pour l'instant cependant, Brookfield et la société Aroxys attendent encore une autorisation de la mairie de Paris, située en face, et rien n’a été annoncé quant au sort des 700 et quelques employés… à suivre !