jean-marc-richard-shutterstock

Grève, blocus lycéens, carburant… Voici à quoi s’attendre ce jeudi 8 octobre 

undefined undefined 7 octobre 2026 undefined 12h00

undefined undefined 7 octobre 2026 undefined 14h45

Maria Sumalla

Ce jeudi s’annonce donc encore mouvementé dans la capitale. Entre établissements scolaires perturbés, crèches potentiellement touchées et appel à la grève dans le secteur pétrolier, plusieurs publics sont concernés. Des précautions à prendre pour les parents avec un enfant à la crèche ou pour les automobilistes en quête d’un plein d’essence ce jeudi 8 octobre !


Du mouvement dans le secteur de la petite enfance 

La Fédération CGT des Services publics a déposé un préavis de grève couvrant toute la journée du jeudi. Le mouvement, porté aux côtés du collectif Pas de bébés à la consigne, concerne les personnels des établissements d’accueil collectif et individuel de la petite enfance relevant de la fonction publique territoriale, notamment les crèches municipales. Les revendications portent notamment sur le manque d’encadrants, la revalorisation des salaires, l’accès à davantage de formations et la reconnaissance de l’usure professionnelle. Une manifestation est prévue à partir de 10h, place des Droits-de-l’Enfant dans le 14e. Attention toutefois : grève ne signifie pas automatiquement fermeture. Le fonctionnement de chaque crèche dépendra notamment du nombre de personnels grévistes. 


Les stations-service impactées

La CGT appelle également les salariés de TotalEnergies à une grève de 24 heures dans les raffineries et les stations-service. Le syndicat met en avant des revendications concernant notamment l’emploi et les salaires. Pour les automobilistes, une petite vérification du niveau de carburant avant jeudi pourrait donc éviter les mauvaises surprises.


Les lycéens toujours mobilisés

Après plusieurs rassemblements, notamment entre République et Nation ce mardi 6 octobre, la mobilisation lycéenne se poursuit autour de revendications concernant les classes surchargées, les bâtiments vétustes, les enseignants non remplacés ou encore la pression liée à Parcoursup. Un mouvement qui vire au cauchemar, avec de nombreux cas de violence recensés sur mineurs. La Ligue des droits de l’Homme (ou des droits humains) dénonce « une dérive globale par rapport à l’Etat de droit », d’après Francinfo, pour parler des intervention des forces de l’ordre dans le cadre du mouvement des lycées en France. La présidente du LDH, Nathalie Tehio, a annoncé vouloir saisir les Nations unies.

Étudiants et lycéens prévoient de nouvelles mobilisations ce jeudi, tandis que les enseignants prévoient se rassemblent pour l’éducation en fin d’après-midi à Bobigny. Et ce n’est peut-être pas terminé : une mobilisation générale est également annoncée pour samedi 17 octobre, laissant planer la possibilité d’une nouvelle séquence sociale dans les prochaines semaines.