Ce jeudi s’annonce donc encore mouvementé dans la capitale. Entre établissements scolaires perturbés, crèches potentiellement touchées et appel à la grève dans le secteur pétrolier, plusieurs publics sont concernés. Des précautions à prendre pour les parents avec un enfant à la crèche ou pour les automobilistes en quête d’un plein d’essence ce jeudi 8 octobre !
Du mouvement dans le secteur de la petite enfance
La Fédération CGT des Services publics a déposé un préavis de grève couvrant toute la journée du jeudi. Le mouvement, porté aux côtés du collectif Pas de bébés à la consigne, concerne les personnels des établissements d’accueil collectif et individuel de la petite enfance relevant de la fonction publique territoriale, notamment les crèches municipales. Les revendications portent notamment sur le manque d’encadrants, la revalorisation des salaires, l’accès à davantage de formations et la reconnaissance de l’usure professionnelle. Une manifestation est prévue à partir de 10h, place des Droits-de-l’Enfant dans le 14e. Attention toutefois : grève ne signifie pas automatiquement fermeture. Le fonctionnement de chaque crèche dépendra notamment du nombre de personnels grévistes.
🚨🇫🇷⛽ ALERTE INFO | La CGT de TotalEnergies appelle à une grève le 8 octobre sur l’ensemble des sites de l’entreprise, avec de possibles perturbations dans les raffineries et dépôts pétroliers.
— Novia News (@NoviaNewsGroup) September 17, 2026
Les stations-service impactées
La CGT appelle également les salariés de TotalEnergies à une grève de 24 heures dans les raffineries et les stations-service. Le syndicat met en avant des revendications concernant notamment l’emploi et les salaires. Pour les automobilistes, une petite vérification du niveau de carburant avant jeudi pourrait donc éviter les mauvaises surprises.
Les lycéens toujours mobilisés
Après plusieurs rassemblements, notamment entre République et Nation ce mardi 6 octobre, la mobilisation lycéenne se poursuit autour de revendications concernant les classes surchargées, les bâtiments vétustes, les enseignants non remplacés ou encore la pression liée à Parcoursup. Un mouvement qui vire au cauchemar, avec de nombreux cas de violence recensés sur mineurs. La Ligue des droits de l’Homme (ou des droits humains) dénonce « une dérive globale par rapport à l’Etat de droit », d’après Francinfo, pour parler des intervention des forces de l’ordre dans le cadre du mouvement des lycées en France. La présidente du LDH, Nathalie Tehio, a annoncé vouloir saisir les Nations unies.
Voici le jeune homme qui m’a, avec d’autres, demandé de prendre la parole devant son lycée du 9eme arrondissement où je venais observer la situation jeudi dernier (quelques minutes après cette interview). Il résume très bien la situation: blocage pacifiste, très calme, revendications légitimes, et aucune manipulation de la FI. Il montre que les lycéens sont des citoyens responsables et intelligents qu’il faut arrêter de présenter comme des jeunes incapables de penser par eux-mêmes. @jmaphatie @Qofficiel
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) October 5, 2026
Étudiants et lycéens prévoient de nouvelles mobilisations ce jeudi, tandis que les enseignants prévoient se rassemblent pour l’éducation en fin d’après-midi à Bobigny. Et ce n’est peut-être pas terminé : une mobilisation générale est également annoncée pour samedi 17 octobre, laissant planer la possibilité d’une nouvelle séquence sociale dans les prochaines semaines.
