3 choses qu’on ne sait pas sur les colonnes Morris

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Elles se tiennent bien droit dans tout Paris. Les colonnes Morris sont un des emblèmes les plus connus de la capitale (même si certains ne connaissaient pas leur nom...) depuis le XIXe siècle. Mais les connaissez-vous vraiment ? Probablement pas assez en tout cas, et voilà de quoi changer la donne avant qu’elles ne fassent l’objet d’une expérimentation écolo qui les rendra dépolluantes.


Premier changement depuis plus de cent ans

Avant d’être comme on les connaît, c'est-à-dire vertes et essentiellement destinées à la promotion et l’affichage de spectacles, ces colonnes servaient aussi de sanisettes publiques et même de kiosques à journaux.

Plus de cent ans plus tard, voilà qu’elles deviennent dépolluantes. Une des colonnes de la place d'Alésia va être la première du tout Paris à capter la pollution et à créer du biogaz grâce à des micro-algues. Au lieu d’acceuillir du matériel d’entretien des rues, la colonne haute de 4 m sera remplie d’eau et de micro-algues qui agiront contre la pollution grâce à la photosynthèse. Ces petites "alguettes", donc, fabriqueront de l’air purifié prêt à être respiré par nos poumons meurtris… Encore faut-il aller se balader dans le 14e, mais ça c’est une autre histoire.


Emblèmes parisiens mais création allemande

Eh oui, n’en déplaise aux plus chauvins d’entre nous. Avant d’être parisiennes, les colonnes Morris sont avant tout berlinoises : quelques années avant leur introduction à Paris par Gabriel Morris qui en a obtenu la concession, elles ont été inventées par Ernst Litfass. On ne peut pas être les premiers en tout, désolés.


Combien en reste-t-il à Paris ?

Dans les années 1900, deux cents colonnes Morris poussent ça et là sur les trottoirs parisiens. En 2015, la Mairie de Paris en compte 550 qui sont dotées d’éclairage interne pour illuminer les affiches et autres publicités qu’elles abritent.

NB : un article à apprendre par cœur pour se la raconter à la prochaine balade avec votre crush. De rien !