Cette carte montre les régions françaises qui vont crever de chaud cet été

undefined 26 juin 2023 undefined 13h05

Nicolas Cogoni

Alors que les principaux modèles de prévisions saisonnières envisagent un été 2023 anormalement chaud dans toute la France, certaines de nos régions seront moins bien loties que d’autres. Selon les prévisions du ministère de la Transition écologique, 28 départements sont déjà classés en vigilance rouge avec au moins une période caniculaire et un risque accru de sécheresse. Que ce soit pour le mois de juin, de juillet ou d'août prochains, les températures devraient être supérieures à la normale en France, jusqu'à +2°C selon Météo Paris. Et c’est sans compter l’arrivée du phénomène El Niño, qui consiste en un réchauffement d’une partie de l’océan Pacifique équatorial se traduisant par une hausse des températures mondiales.


Le niveau des nappes phréatiques en chute libre

Ce week-end, Paris et sa région ont été frappés par de fortes chaleurs avec des températures allant jusqu'à 35°C… un record pour un mois de juin. C’est d’ailleurs la première fois de l’année que le thermomètre atteint un tel niveau avec, en moyenne, 10°C au-dessus des normales de saison. Une situation météorologique qui n’est pas près de se calmer, bien au contraire. En mai dernier, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, publiait sur twitter une carte des risques de sécheresse pour cet été. 

Avec son code couleur, on peut facilement observer qu'une bonne partie du pays est concernée par un risque de sécheresse "probable" en orange ou "très probable" en rouge. Malgré une légère amélioration de l'état des nappes phréatiques entre mars et avril 2023, le gouvernement alerte sur l'hypothèse d'un manque d'eau plus important qu'en 2022. « À partir de mai, les niveaux des nappes devraient rester en baisse jusqu'à l'automne. Les épisodes de recharge devraient rester ponctuels et peu intenses, sauf événements pluviométriques exceptionnels », assurait l’homme politique. Rien qu'au mois d'avril, 68% des nappes phréatiques se situaient en dessous de la normale. Ce chiffre s'élevait à 75% pour le mois de mars.


Le bassin méditerranéen et la région parisienne concernés

Comme le démontre la carte ci-dessus, l’ensemble du littoral méditerranéen, l’Occitanie, la Côte d’Azur, la moitié nord de la Corse, et l’Auvergne Rhône-Alpes sont — sans trop de surprise — les régions les plus à risque avec la quasi-totalité de leurs départements en vigilance rouge. La situation est également très critique dans certains départements plus au nord, comme l’Île-de-FranceParis, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

D’ailleurs, une étude publiée dans The Lancet Planetary Health révèle que Paris est la ville où le risque de mourir de chaud est le plus élevé d’Europe. Maintenant que vous êtes au courant, surtout, hydratez-vous !