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Bientôt des grilles tout autour du Champ-de-Mars ?

undefined undefined 7 janvier 2026 undefined 09h30

Clémence Varène

Il y a quelques semaines, on apprenait, non sans une certaine surprise, que Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris en 2026, se trouvait en tête des sondages pour le premier tour. Une position qui interpelle, mais qui nous pousse aussi à nous interroger : à quoi ressemblerait la Ville Lumière si elle en prenait la tête ? Parmi les idées de la candidate de droite, celle de redéfinir complètement l’aspect du Champ-de-Mars, au grand dam de certains Parisiens.


Un projet de longue date

La première fois que Rachida Dati, alors déjà maire du 7e, évoque la possibilité de clôturer le grand parc de la Tour Eiffel, c’est en 2022, dans les colonnes du Parisien. Depuis, les agressions, vols et autres arnaques se seraient multipliés dans cette zone comprenant plus de touristes que de rats au mètre carré, renforçant ainsi la volonté de la candidate républicaine de créer un véritable changement.

Pour cela, la ministre de la Culture (car oui, elle collectionne les titres comme d'autres les timbres, visiblement) désire mettre en place des grilles tout autour du Champ-de-Mars, afin de fermer celui-ci la nuit, mais aussi de mieux le surveiller pendant la journée. Pour minimiser encore les risques, elle voudrait mettre en place une « antenne de police dédiée dotée d’une brigade équestre ».


Des propos à nuancer

Cependant, ce projet présente quelques limites. La pose de barrière gênerait la circulation des quelque 20 millions de personnes qui visitent la Dame de fer chaque année, repoussant l’affluence vers d’autres axes moins adaptés. De la même manière, des grilles couperaient la liaison entre le 7e et le 15e, et pourraient diviser le parc en deux, si l’allée centrale n’est pas prise en compte dans les nouvelles clôtures.

Surtout que, si l’on en croit les chiffres officiels de la police publiés ces dernières années, les crimes et délits dans la zone ont nettement diminué ces dernières années. 5 viols et 9 agressions sexuelles en 2023 contre 1 viol et 7 agressions en 2024, 72% de vols avec violence en moins, et une diminution de 56 % des atteintes à l’intégrité physique. Une évolution qui pousse certaines associations locales à favoriser une surveillance plus importante plutôt que la mise en place de grilles.