shutterstock-1338254123

El Niño : les scientifiques alertent sur la perspective d'un été 2026 extrême

undefined undefined 16 mai 2026 undefined 08h30

La Rédac'

On l’avait déjà évoqué au début du mois de mars et les choses se confirment de plus en plus : le phénomène climatique El Niño pourrait bien être de retour cet été, faisant de 2026, une année historique et particulièrement dangereuse. Le 12 mai, les scientifiques de la World Weather Attribution (WWA) ont notamment alerté sur les potentiels risques qui menacent une planète déjà en péril. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Serge Zaka (@sergezaka)


El Niño prévu entre mai et juillet 2026

Qu’est-ce qu'El Niño ? C’est un phénomène qui diminue les vents et a pour conséquence le fait que les eaux du Pacifique restent chaudes. Tel un effet papillon, cela se répercute sur la météo aux quatre coins du monde et peut générer des phénomènes climatiques extrêmes. Problème : El Niño est attendu entre mai et juillet 2026, après un mois d’avril qui a déjà été anormalement chaud.

Or, à l’heure actuelle, la planète est déjà victime de grandes sécheresses et de nombreux feux. Selon le Système d’information mondial sur les incendies, 163 millions d’hectares ont déjà brûlé depuis le début de l’année et le 6 mai 2026. La surface terrestre atteinte est « 20 % plus élevée que le précédent record établi depuis le début de la surveillance mondiale en 2012 », indique Theodore Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres lors d’une présentation. Cela s’explique par le fait que « cette année, la saison des incendies dans le monde a commencé très fort avec 50 % de surfaces brûlées de plus que la moyenne pour cette période de l’année », complète-t-il. 


+ 1,7°C cet été ?

El Niño étant un phénomène à part, il viendrait se greffer au réchauffement climatique dû à l’humain et ses activités. À quoi s’attendre ? À des « extrêmes climatiques sans précédent », déplore Friederike Otto, climatologue à l’Imperial College. L’Australie, le nord-ouest des États-Unis et du Canada, mais aussi la jungle amazonienne sont au premier plan face aux risques d’incendies, d’inondations ou de tempêtes. 

« La probabilité d’incendies extrêmes et dangereux pourrait potentiellement être la plus élevée de l’histoire récente si un El Niño puissant se développe », ajoute Theodore Keeping. Selon James Hansen, climatologue à l’Université de Columbia, on pourrait s’attendre à +1,7°C cet été, plus que les +1,5°C fixés par l’Accord de Paris.