Un Français sur trois en couple continue à chercher un partenaire sur Internet

Eh ben franchement, on n'est pas fiers de vous (nous ?). On n'a pas pour habitude de vous engueuler (sauf sur la partie Nuit, mais vous réglerez vos comptes avec Victor), mais là vous dépassez les bornes. 


Le sachiez-tu ? Le premier site de rencontre a vu le jour il y a déjà vingt ans. Il s'appelait Netclub, a été racheté en 2007 par Match et finira par disparaître définitivement de l'Internet en 2009. Parfois, la vie est une catin et on ne peut rien y faire.

Alors qu'on vous savait déjà bien sur-connectés, toujours à la recherche du top du top en matière de maîtresses et d'amants, de la Rolls des moitiés, de l'amoureux dernier cri, une enquête IFOP* publiée le 30 janvier nous fait craindre le pire. Selon cette enquête, un Français sur trois avoue continuer à chercher l'amour sur un site internet ou une application de rencontre alors qu'il est en couple.

En fait, ce chiffre n'est clairement pas le plus flippant de cet étude. Un utilisateur sur 6 (16%) admet avoir déjà eu l'impression d'être "addict" aux rencontres éphémères via des applications de rencontre et 13% déclarent que des proches leur ont déjà dit qu’ils en étaient dépendants. En plus de cette tendance addictive, l'enquête confirme que les rencontres en ligne « créent un environnement défavorable au respect du principe d’exclusivité sexuelle », autrement dit nous rendent infidèles. 

Cela s'applique particulièrement aux hommes qui s’avèrent nombreux à y avoir continué à chercher un partenaire alors qu’ils étaient engagés dans une relation de couple (41%) ou à y avoir entretenu des relations purement sexuelles avec plusieurs personnes en même temps (34%). À ne pas prendre pour argent comptant puisque les chiffres varient en fonction de l'âge et du sexe : 41% des hommes reconnaissent continuer à chercher un partenaire sur internet contre 22% des femmes. En revanche, entre 30 et 39 ans, ce sont les femmes qui sont plus nombreuses avec 36% concernées contre 29% pour les hommes.

L'IFOP souligne que « Ces résultats tendraient à confirmer l’idée selon laquelle l’abondance de partenaires potentiels sur ces sites aurait un impact sur la psychologie – notamment masculine – en rendant inutile l’engagement dans une relation exclusive. Certes, ce genre de comportement n’est pas exclusivement masculin mais on note que le succès des sites de rencontres favorise l’affirmation d’un modèle de dragueur invétéré ("fuckboy") refusant de se contenter d’un(e) seul(e) partenaire en même temps. » Hormis le fait qu'il est très étrange de lire le mot "fuckboy" sur le site de l'IFOP, nous pouvons donc dire que les jeunes hommes ont tendance à vouloir multiplier les partenaires au cours de la vingtaine, alors que chez les femmes, ce serait l'inverse...

Enfin, dernières infos mais pas des moindres : l'enquête révèle également qu'un quart des adeptes de ces applis entretiennent des relations sentimentales ou sexuelles avec plusieurs personnes en même temps, comme le reconnaissent 31% des hommes interrogés. Parmi eux, un sur deux considère d'ailleurs « que l'on peut toujours trouver quelqu'un de mieux » sur les sites de rencontres.

Sur ce je vous laisse, je vais désinstaller Tinder.


*Enquête Ifop/Lasce réalisée sur un échantillon de 2012 personnes, représentatif de la population métropolitaine âgée de 18 à 69 ans et menée par téléphone entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018.