Coup de gueule : ne jetez pas vos masques et gants de protection dans la rue !

Après deux mois de confinement, nombreux sont ceux qui s’extasiaient devant la renaissance de la nature, les horizons dégagés et la douceur de l’air ambiant. Sauf que cette douce utopie a très vite été rattrapée par la réalité : désormais, les masques et gants de protection sont salement jetés dans la rue et offrent un nouveau défi écologique à une planète qui n’avait certainement pas besoin de ça.

Aujourd’hui, c’est un phénomène assez problématique qui frappe la ville : celui des masques jetés dans la rue. Après des semaines d’attente, de nombreux masques ont finalement été distribués aux habitants de la Métropole toulousaine. Des masques offerts qui s’ajoutent à ceux achetés par la population pour se protéger de l’épidémie de Covid-19 mais aussi en prévision d’un potentiel couac de la Métropole quant à la distribution gratuite.

Oui mais voilà :  la recrudescence de masques et gants de protection hors d’usage jetés à même le sol ou dans les poubelles a été constatée. On voit désormais des masques jonchés les trottoirs aux quatre coins de la ville. Après avoir répété en boucle les gestes barrières contre le virus, il semble désormais opportun, aussi triste cela puisse être, de rappeler quelques règles élémentaires de civisme, de respect d’autrui et surtout environnementale…

Pourquoi ça pose problème ?

Commençons par la raison la plus évidente : la pollution pardi ! Les masques chirurgicaux traditionnels sont fabriqués en polypropylène, un membre de la grande famille des thermoplastiques. Ça veut dire quoi ? Qu’il faut entre 400 et 450 ans pour qu’un masque ne se décompose dans la nature, soit autant qu’un sac plastique.

Ensuite, il ne faut surtout pas oublier que les masques et gants honteusement dispersés dans la nature sont potentiellement contaminés. Se résoudre à les jeter revient presque à envoyer un crachat aux visages du personnel éboueur que nous avons tant applaudi chaque soir à nos fenêtres et balcons lors des deux derniers mois. Vous avez dit schizophrène ? Car on ne parle pas de vulgaires bouts de carton mais bien d’objets censés nous protéger et protéger les autres. Et après avoir prouvé notre sens du civisme, du partage et de la confrérie, il serait fort dommage de tout démolir à grand coup d’individualisme primaire…

Seule lueur au bout du tunnel : les masques lavables et réutilisables jusqu’à 100 fois qui eux perdurent dans le temps et ne finissent que très rarement dans les rues. Un maigre lot de consolation quand on réalise que l’élan de solidarité entrevu lors des dernières semaines n'est déjà plus qu'un lointain souvenir pour certains…

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