Covid : l’OMS dévoile les 3 scénarios possibles pour l’évolution de la pandémie

undefined 31 mars 2022 undefined 13h01

Maria Sumalla

La pandémie reprend son évolution en France. Le nombre de contaminations augmente, tout comme le nombre de patients hospitalisés, en soins critiques ou pas. Dans le monde, les infections détectées se sont élevées à 10 millions de personnes, et le nombre de morts aux suites du Covid à 45 000 personnes. Même si, avec la levée des restrictions dans de nombreux pays, beaucoup moins de tests sont effectués, il est donc difficile de savoir précisément l’évolution de l’épidémie. Ce mercredi 31 mars, l’OMS (Organisation mondiale de la santé), donne son troisième plan stratégique pour la lutte contre la pandémie de Covid-19. Selon Maria Van Kerkhove, l’épidémiologiste à la tête de la lutte contre le Covid-19 à l’OMS, explique que « le virus a encore beaucoup d’énergie ». Et trois différents scénarios s’exposent pour l’année 2022.

1. Un virus qui continue d’évoluer, mais moins virulent

Le plus probable, c’est que le virus continue d’évoluer, tout en étant de moins en moins virulent. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, « le virus va continuer à évoluer, mais que la sévérité de la maladie qu’il provoque va aller s’amenuisant au fur et à mesure que l’immunité augmente grâce à la vaccination et aux infections ». Mais des pics de contaminations sont à prévoir tout de même. Ça, c’est le cas le plus optimiste.

2. Un nouveau variant plus virulent

Pour le scénario pessimiste, la possibilité qu’un nouveau variant ultra transmissible surgisse n’est pas à exclure. Un variant qui pourrait malmener « la protection des populations grâce à une précédente vaccination ou infection », explique le docteur Tedros. Selon l’OMS, il faudrait optimiser les vaccins et s’assurer qu’ils soient bien disponibles pour les plus vulnérables.

3. Plus de variants, mais moins virulents

Le troisième scénario exposé : « Dans le meilleur des cas nous verrons des variants moins sévères émerger et il n’y aura pas besoin de nouvelles formules de doses de rappel et de vaccins », dévoile le directeur de l’OMS. Malheureusement, pas tout le monde est d’accord sur cette option (notamment l'épidémiologiste Maria Van Kerkhove).