Détruire les invendus non alimentaires sera bientôt interdit

Édouard Philippe, Premier ministre, annonce aujourd’hui que d’ici deux à quatre ans, la destruction d’objets (vêtements, électroménager, etc.) invendus sera illégale.


« Une première mondiale. » 
C’est en ces mots qu’Édouard Philippe a présenté, plus tôt dans la journée, la mesure qu’il était venu annoncer dans un magasin Cdiscount du 11e arrondissement.

Plus de 650 millions d’euros d’invendus non alimentaires et neufs sont jetés ou détruits chaque année. Cette destruction est répandue tant chez les grands distributeurs que les marques de luxe qui y voient une manière d’éviter la contrefaçon. « C’est un gaspillage qui dépasse l’entendement », selon le Premier ministre.


La mesure énoncée vise à imposer le don des invendus, ou alors leur recyclage, et ce à partir de 2021. Cette action intervient à un moment décisif pour l’environnement en France, après une étonnante percée des partis écologistes aux européennes : le gouvernement entend répondre aux attentes environnementales des Français, et ça fait un bien fou !


Quelques exceptions

Matignon affirme que des aménagements seront prévus pour le secteur du luxe, qui redoute de voir émerger des marchés parallèles, (produits contrefaits et bradés). Leurs produits neufs quant à eux devront en tout cas être recyclés et non détruits ou mis en décharge. Concernant le secteur de la beauté, ce qui n’est plus utilisable passée une certaine date (comme le fond de teint) ne sera pas concerné par ce projet.

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