Précarité menstruelle : l'Etat expérimente la gratuité des protections hygiéniques

A titre expérimental, des protections hygiéniques - tampons, serviettes, coupes - seront accessibles gratuitement aux femmes sans domicile fixe depuis des distributeurs placés dans la rue.

1, 7 million de Françaises seraient victimes de précarité menstruelle. Ces dernières, qui n’ont pas de moyens financiers assez conséquents pour parfois se nourrir, voient chaque mois 5 % de leur budget partir dans l’achat de protections hygiéniques. Environ 10 euros par mois dédié à un luxe qui ne devrait pas en être un.

Une mesure inédite en France

La mesure prise par le gouvernement le 12 février 2020 se dote d’un budget d’1 million d’euros pour installer des distributeurs gratuits de produits hygiéniques dans les lieux publics auxquels les femmes sans domicile auraient accès, grâce à des cartes prépayées. Une mesure au rang d’expérimentation dans un premier temps, pour qui sait, aller encore plus loin. La mise à disposition de protections hygiéniques en totale gratuité dans les collèges et lycées étant aussi envisagée.

Un tabou qui a un coût

Un rapport alarmant sur le tabou des règles a été publié mardi 11 février pointant du doigt le manque cruel d’information à ce sujet. « La prise en charge insuffisante de la question des menstruations contribue à perpétuer les inégalités entre les femmes et les hommes.»

Des inégalités comme s’il n’y en avait pas déjà assez… Mais c’est sans compter sur les risques sanitaires engendrés puisque chaque année, une vingtaine de cas de chocs toxiques sont recensés. Pour rappel, il s’agit d’une infection sanguine due à la mauvaise utilisation des produits périodiques. Ce à quoi conclut le rapport : l’importance de notifier « un pictogramme clair » sur les conditions d’utilisation…

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