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Ces deux pays européens vont être les plus prisés cet été

undefined undefined 22 avril 2026 undefined 09h30

Lucie Guerra

Le constat est sans appel : au vu de l'inflation (1,9 %) et de la situation géopolitique mondiale, les perspectives de voyage vont être redéfinies pour l’été 2026. En cause : la guerre au Moyen-Orient qui limite les voyages vers certains pays du monde, et les blocages du détroit d’Ormuz qui impactent directement l’approvisionnement de kérosène en Europe et donc, le nombre de vols ainsi que les prix des billets d’avion. De fait, les Français et les Européens se tournent vers des destinations plus proches : l’Espagne et le Portugal connaissent une importante hausse des réservations pour la saison estivale. 


Le conflit au Moyen-Orient impacte directement le secteur touristique européen

Mabrian, cabinet de données touristiques, s’est penché sur la question de l’été 2026. Il a notamment pu être observé qu’en ce qui concerne l’Espagne, les réservations de vol ont augmenté de 32 % par rapport à avril 2025. Pour le Portugal, ce chiffre s’élève à 21 %. « Les vacances d’été se planifient plusieurs mois à l’avance. Comme les destinations qui accueillaient traditionnellement de grands flux touristiques sont affectées par le conflit, une grande partie de cet effet refuge se matérialise déjà dans les achats et réservations vers l’Espagne », explique Óscar Perelli, vice-président d’Exceltur, au Figaro.


Partir moins loin pour risquer de dépenser moins

Le Moyen-Orient accueille en moyenne 181 millions de touristes chaque année. Si l’Espagne connaissait déjà une hausse importante du nombre de touristes l’année dernière, avec le conflit, il se pourrait bien qu’elle attire encore davantage de personnes : une augmentation de 2,5% de l’activité touristique est prévue par Exceltur. Ces prévisions sont cependant à nuancer : la venue des touristes peut dépendre de l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz. L'Italie, la Grèce et les pays du Maghreb peuvent également faire partie des destinations des voyageurs européens qui feront le pari de partir moins loin cette année