Typologie des commentaires qu'on trouve sur les réseaux sociaux

Portia Doubleday dans Mr Robot © Michael Parmelee/USA Network

Mes chèr·e·s concitoyen·ne·s, bienvenue dans cette agora 2.0., que dis-je, ce ring de boxe virtuel où tous les coups sont permis. Tels des historiens, sociologues et ethnologues contemporains – toujours sans prétention aucune –, nous avons établi une typologie des commentaires et surtout des commentateur·rice·s sur nos réseaux sociaux. Vous vous en doutez, on n'a pas eu besoin d'aller bien loin pour trouver des pépites.

Le fan

Commençons avec celles et ceux qui relèvent le niveau général, qui répandent amour et adoration, sans apporter grand-chose sinon un contenu bien wholesome qui préserve à peu près la santé mentale des community managers de France et de Navarre.

 
Le vénère

Le vénère, c'était pas sa journée et il souhaite le faire savoir. Il n'est pas d'accord, OK ?!
Sur les propos de Macron concernant le port du crop top à l'école : 

 
L'indigné

Parfois, il fait partie de la famille des vénères, mais il est plus courtois. On ne doute pas cependant qu'il doit bouillonner à l'intérieur.
Un petit exemple ici sur cette affaire de la dame qui a été empêchée d'allaiter son enfant à Disneyland :

 
Les tagueurs sauvages

Sur les groupes Neurchi, cette pratique est interdite. Partout ailleurs sur le livre des visages, elle est particulièrement répandue. Le tag sauvage, c'est identifier un·e ami·e en commentaire sans rien d'autre, ou alors avec une private joke. Et nous, on se marre quand ?!

 
Le philosophe

Le sage de la bande, qui sort de la mêlée pour y aller de son commentaire avisé. Parfois, ça n'a aucun rapport, parfois, c'est de mauvaise foi, c'est toujours un peu moralisateur, mais on en tire occasionnellement un bon enseignement. Ici, concernant une boulangerie qui propose des gauffres fourrées en forme de vulves et pénis : 

 
Le hors-sujet

Le hors-sujet a quelque chose à dire ou à demander et il ne va pas s'en priver, même si ça n'a rien à voir avec la choucroute. Un bel exemple sous notre micro-trottoir concernant le port du soutien-gorge :

 
Celui qui relativise

Celui qui relativise a réponse à tout, tout le temps. Et c'est vachement rassurant. Ici, concernant l'impact de la pollution plastique sur la taille des pénis et l'infertilité des couples.

Le saoulé

Le saoulé est comme le vénère, sauf qu'il est un peu moins énervé, mais fait quand même savoir qu'il n'est pas content. À propos d'une exposition sur l'écologie au Centquatre :

 
Le troll (enfin, on espère)

Certains trouvent l'espace commentaires un peu trop calme... et décident d'agiter un peu tout ça pour provoquer le débat avec la team des saoulés, des indignés et des vénères. Toujours sur le port du crop top à l'école :

 
C
elui que t'as pas envie de ramener aux dîners de famille

Le triptyque immigration/économie/politique est le trio gagnant de celui que tu n'as aucune envie de voir à tes dîners de famille. Et pourtant. En réaction aux propos de Marianne, coach en séduction : 

 
Celui qui doute

Les réseaux sociaux ont amené avec eux leur lot de personnes qui doutent de l'information et du grand Kapital. Voyez plutôt, sous un article qui mentionne les risques de contamination au variant Delta pour les personnes vaccinées au Covid-19 :

Et vous, quel·le commentateur·rice êtes-vous ?

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