Energies Désespoirs, l’exposition qui navigue entre espoir et éco-anxiété

© Quentin Chevrier

Entre espoir et solastalgie, l’exposition Energies Désespoirs, un monde à réparer au CENTQUATRE-PARIS nous invite à une profonde méditation sur l’écologie et le réchauffement climatique, et nous incite à agir.

Une détresse profonde causée par les changements perçus comme irréversibles de notre environnement et de la biodiveristé : ce sentiment a désormais un nom, la solastalgie ou éco-anxiété. Le concept est développé par le philosophe environnemental Glenn Albrecht avant d’être importé en Europe dans les années 2010, posant la question des effets du dérèglement climatique sur la santé mentale des individus. En 2019, un rapport du Conseil des académies des sciences européennes (Easac) concluait que ces effets touchent de manière disproportionnée les plus marginalisés. 

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Par où commencer ? Comment agir ? C’est la question que s’est posée le trio disciplinaire à l’origine de l’exposition, l’agence d’architecture Encore Heureux, l’artiste Bonnefrite et l’Ecole urbaine de Lyon, un programme axé sur l’anthropocène. L’anthropocène, parlons-en, c’est de cette problématique que découle le projet. Le terme désigne l'ensemble des événements géologiques qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence globale significative sur l'écosystème terrestre. En clair : les effets de l’activité humaine sur notre environnement. Comment alerter et informer dans un monde aux échanges et flux incessants, inciter à ralentir et se rapprocher de la nature ? 

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Selon le sens de visite, les affiches à double facettes réalisées par Bonnefrite offrent la seule vision d’un monde qui s’effondre (changement global, crise climatique, crise de la biodiversité, injustices environnementales, épuisement des ressources, pollutions généralisées) ou au contraire celle d’un monde qui se reconstruit (résistances, relocalisations, coopératives citoyennes, invention et stratégies de basse technologie,...). Entre espoir et solastalgie, l’exposition matérialise l’ambivalence que l’on ressent face au changement climatique.

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L’installation fait qu’on en ressort dans des états différents selon le sens de la visite, mais le constat final est unanime : il est de notre rôle de citoyen.ne de s’informer à l’échelle locale et internationale, de tisser les liens entre individus et territoires, parce que le combat des uns un jour peut devenir celui des autres le lendemain. Une méditation écologique gratuite qui s’accompagne d’ateliers de sérigraphies, de conférences, de projections et de tables rondes pour approfondir le sujet. 


Énergies Désespoirs, un monde à réparer
CENTQUATRE-PARIS
5, rue Curial - 19e

Jusqu'au 29 août 2021
Du mardi au dimanche de 12h à 19h

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