Le nombre de sans-abris a augmenté à Paris...

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L’année dernière, lors de la première édition de la Nuit de la Solidarité, nous parlions de 3 035 personnes. En 2019, il est question de 3 622 sans-abris rencontrés.

Le jeudi 7 février dernier a eu lieu la seconde Nuit de la Solidarité à Paris. Les premiers chiffres résultant de cette initiative annuelle viennent tout juste d’être dévoilés. On apprend que les équipes ont comptabilisé plus de 3 600 sans-abris.


La Nuit de la Solidarité, c’est quoi ?

C’est la Mairie de Paris qui est derrière cet événement ayant lieu en février. Parmi les nombreux projets ayant pour but de remédier à la précarité régnant sur la capitale, on retrouve la Nuit de la Solidarité. L’ambition est de connaître le nombre de sans-abris, de les rencontrer et de les soumettre à un questionnaire visant à pouvoir, par la suite, mieux répondre à leurs besoins.

La manœuvre est effectuée par des équipes composées de bénévoles et de professionnels. Chacune se déplace dans tout Paris, naviguant dans les rues, parkings, caves d’immeuble…

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Une belle action qui a toutefois abouti à des résultats alarmants.


Plus de sans-abris, mais de nouvelles initiatives

En effet, au terme de la Nuit de la Solidarité 2018, 3 035 personnes ont été décomptées par les équipes sur le terrain. Cette année, il est question de 3 622 sans-abris.

Cela dit, cette démarche s’inscrit dans le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion 2015-2020. L’objectif est ainsi de trouver de nouvelles solutions et de libérer davantage de places permettant aux personnes dans le besoin d’être hébergées. Le combat prendra du temps, pour preuve, les chiffres ne diminuent pas.

Car, beaucoup d’enjeux sont à prendre en compte, notamment la diversité des profils, qu’il s’agisse de migrants, de chômeurs… Ou encore le besoin de se pencher sur les arrondissements les plus touchés : le 18e a vu son nombre grandement augmenter d’une année à l’autre, passant de 246 à 421.

Il faudra alors poursuivre avec détermination ce combat. Et le fait qu’il soit mis en avant dans la mandature de la Mairie était bel et bien nécessaire pour espérer changer les choses.

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