Roméo Elvis accusé d'agression sexuelle : il présente ses excuses

Roméo Elvis au festival des Vieilles Charrues

Le rappeur belge Roméo Elvis est accusé d'agression sexuelle par une jeune femme qui a publié plusieurs captures d'écran de leurs échanges sur Instagram. 


Après les accusations de violences envers le rappeur Moha La Squale ce samedi 5 septembre, c'est au tour du rappeur belge Roméo Elvis. Sur son compte Instagram, une jeune femme accuse le chanteur de l'avoir agressée sexuellement et a lancé un hashtag, #balancetonrappeur, en référence au mouvement #BalanceTonPorc, qui a permis à de nombreuses victimes de parler des agressions sexuelles qu'elles avaient subies. 

Dans une story partagée ce mardi 8 septembre, la jeune femme partage les réponses qu'elle a reçues de la part du chanteur, actuellement en promotion du film Mandibules de Quentin Dupieux à la Mostra de Venise dans lequel il tient son premier rôle au cinéma.

Il lui répond : « Je veux encore une fois m'excuser pour ce qui s'est passé c'était vraiment n'importe quoi. J'ai vraiment aucune explication j'étais juste une merde sur le coup et j'ai pris plusieurs semaines à essayer d'oublier ce geste stupide ».  Il dit alors alors ne vraiment pas avoir « envie que [sa] copine apprenne "ce truc" », puis dans une autre capture d'écran dit avoir décidé « de tout dire à Léna » (Léna Simonne, sa compagne qui a contribué à élever les voix de celles qui dénonçaient les actes du rappeur Moha La Squale, ndlr) et de lui « laisser le choix d'en parler en public ». Magnanime. 


La chanteuse Angèle prise à partie sur les réseaux sociaux 

Sur Twitter et Instagram notamment, la chanteuse Angèle, sœur de Roméo Elvis, est interpellée par de nombreux utilisateurs qui lui reprochent de ne pas avoir "dénoncé" son frère compte tenu de ses engagements féministes. De nombreux cas d'agressions sexuelles n'ont pas suscité autant de réaction et, si c'est Roméo Elvis qui est ici mis en cause, c'est sa sœur qui fait les frais des accusations qui sont portées contre lui. Une misogynie s'installe autour de la chanteuse de Balance ton quoi.


Une libération de la parole dans le secteur de la musique

« La France a connu son #MeToo jusqu'à présent majoritairement dans le monde du cinéma, c'est à présent au tour de la musique. Tous les jours, des jeunes femmes sont humiliées, abusées, traitées comme des moins que rien, rabaissées », a écrit la chanteuse française Vendredi Sur Mer sur son compte instagram.

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*Edit du mercredi 9 septembre 2020 : Le rappeur belge a publié sur son compte Instagram une réponse aux accusations de la jeune fille. Il explique avoir « pris conscience d'avoir utilisé [ses] mains de manière inappropriée sur quelqu'un, croyant répondre à une invitation qui n'en était pas une et [s]'arrêtant dans les instants qui ont suivi dès [qu'il a] compris. Il poursuit : je regrette sincèrement ce geste et surtout, je réitère publiquement les excuses déjà exprimées de nombreuses fois en privé et en personne. Je suis le moins bien placé, mais je le pense, ce qui est souvent vu comme un acte banal est une erreur à ne pas faire. Peu importe qui nous sommes. Je ne suis pas fier de cette situation et espère service d'exemple à ne pas suivre. »

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Pour rappel, le collectif anonyme Musictoo recueille depuis juillet et jusqu'à la fin du mois de septembre les témoignages de violences sexistes et sexuelles dans le monde de la musique. 

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