Paris au féminin ? C’est une mission que la capitale se donne, cette année encore, en féminisant les noms de ses rues. Chaque année, des voies mais aussi d’autres espaces publics comme des jardins ou des écoles prennent des noms de femme. D’ailleurs, depuis le mois de mars 2025, la Ville de Paris propose de (re)découvrir ces personnalités féminines — scientifiques, comédiennes, autrices, militantes… — à travers 17 parcours thématiques « Mémori.elles », accessibles à pied, à vélo ou en ligne.
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Une féminisation des voies lentes mais progressive
S’il a longtemps été impensable de donner le nom d’une femme à une rue, la féminisation de nos villes devient progressivement la norme. À l’échelle nationale, en 2025, des noms de femmes sont attribués à 13,3 % des voies. En 1987, ce pourcentage s’élevait à seulement 9,5 %. Une évolution légère, certes, mais qui a son importance. À l’échelle parisienne, on note 15 % d’espaces publics nommés d'après des femmes, contre 6 % au début des années 2000.
Paris comme ville modèle
C’est Paris qui a été la ville précurseuse de la féminisation des rues. En 2001, le maire Bertrand Delanoë « encourageait les élus d’arrondissement à faire des propositions pour féminiser les noms des rues et des équipements publics, comme les arrêts de bus ou de métro », explique Alexandra Mallah, doctorante en géographie à l’École des hautes études en sciences sociales, au Monde.
Aujourd’hui, dans la capitale, « 57 voies publiques, 30 espaces verts, 37 équipements municipaux, 47 plaques commémoratives et une statue portent la mémoire de femmes », rappelle la Ville de Paris. On retrouve notamment la place Juliette Gréco, la promenade Gisèle-Halimi, le théâtre de la Ville-Sarah-Bernhardt, la passerelle Bernadette Lafont, le parvis Alice Milliat, la passerelle Jane-Birkin, l'avenue Marie-Bonaparte, ou encore la rue Agatha-Christie, dénommées ainsi entre 2021 et 2025.
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