Marie Cau, la première maire transgenre de France bientôt en course pour les présidentielles

  • Valentine E
  • Société
  • Publié le 22 Mars 2021 à 12h39
© Association Stop Homophobie

La maire de Tilloy-lez-Marchiennes, qui fait déjà l’unanimité dans son village des Hauts-de-France, a décidé de se présenter aux présidentielles de 2022 et elle compte bien gagner !

Marie Cau, c’est la maire « hors parti » de Tilloy-lez-Marchiennes, son village de 550 habitant.e.s dans les Hauts-de-France. En moins d’un an, elle a déjà conquis le cœur des habitant.e.s qui sont heureux.ses d’avoir élu une maire compétente et à l’écoute... mais aujourd’hui, c’est le cœur de tou.te.s les Français.es qu’elle veut conquérir : elle explique pourquoi lors d'une interview accordée à Têtu.

 
« Le climat politique en France est assez désagréable »

C’est notamment pour amener de la bienveillance dans la sphère politique que cette ancienne ingénieure reconvertie dans l’informatique veut rentrer dans la course pour l’Élysée. Elle explique que « les médias véhiculent beaucoup de haine, de colère, de peur. Je me suis dit: autant me lancer pour apporter une voix différente ».

Et cette voix différente serait mise en avant pour « montrer qu'il y a une autre manière de penser, qu'on peut débattre sans combattre, qu'on peut faire avancer les idées avec bienveillance » car « il y a plus de choses qui fédèrent les gens que de choses qui les séparent ». Mais elle précise qu'elle ne veut pas être le simple « porte-drapeau des LGBT » dans cette élection, elle pense plutôt apporter une « vision du monde qui est peut-être plus tolérante, plus créative ».

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Se présenter pour gagner 

Alors que Têtu lui demande si elle se présente pour témoigner ou être élue, Marie Cau répond sans hésiter « pour être élue ! ». Et d'ajouter : « Je me lance dans cette démarche pour réussir, sinon je ne le ferais pas. »

Marie Cau est hors parti, elle n’est donc pas – pour le moment – rattachée à une couleur politique, ce qu'elle explique : « Je ne suis pas une personne politique qui s'inscrit dans une carrière politique comme députée ou autre, même si j'ai des appels du pied en ce sens. » C’est aussi ce qui fait sa particularité, elle pense que « dans chaque parti, il y a de bonnes et de mauvaises idées. Aujourd'hui, l'écologie est un sujet important. Mais le social et la solidarité le sont aussi ». 

Reste à savoir si elle va réussir à récolter les 500 parrainages nécessaires pour partir en campagne.

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