Qui est donc le harceleur à la couronne du métro parisien ?

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Depuis plusieurs mois, un homme avec une couronne Burger King et une pancarte "Kiss me, I’m the king" (embrasse-moi, je suis le roi) harcèle les femmes dans le métro. Mais qui est cet individu étrange et pourquoi n’a-t-il toujours pas été arrêté ? Nous avons sorti nos loupes et tenues d’inspecteurs pour mener l’enquête.

C’est à travers le prisme de Twitter que des voyageurs de la RATP dénoncent régulièrement, et ce depuis 2 ans, l’attitude d’un individu apparemment dangereux dans le métro parisien. « Je l’ai vu au loin, planté en plein milieu du métro avec sa couronne sur la tête et sa pancarte dans les mains. Je me suis dis que c’était sûrement un jeu mais quand je suis rentrée chez moi et que j’ai vu les tweets sur lui, j’ai vraiment flippé. » explique Margot, étudiante en droit de 23 ans. Camille, une autre jeune femme de 26 ans, témoigne : « Il m’a approché plusieurs fois. Il a essayé de me bloquer le passage, j’ai immédiatement crié de ne pas m’approcher. J’ai fui, il me fait peur. »

L’homme d’1m70, brun aux yeux vert harcèlerait les femmes dans les couloirs des transports en commun, les obligeant à l’embrasser. « Attention les filles, le mec avec la couronne BK qui demande des câlins est actuellement à Saint-Lazare, en haut des escalators », « Le mec avec la couronne BK est à Châtelet à la sortie du tapis roulant direction ligne 7 », « J’ai croisé l’homme à la couronne BK à St Lazare, faites attention les filles le type est vraiment pas net ! ». Sur Twitter, les messages d’alerte sont récurrents

L’individu de 26 ans, fonctionnaire à Paris, a déjà une certaine notoriété sur Internet. En 2016, il distribuait des petites annonces dans le métro pour trouver une fille avec qui partager un dîner rémunéré. « J’ai commencé les annonces en octobre 2015 et je les ai distribuées dans un lieu de passage où il y avait le plus de monde possible », explique t-il à Paris mag. Son objectif ? Se faire un maximum d’amis, avoir une activité sociale et des gens avec qui parler. Au départ, il s’agissait donc d’un réel besoin de parler et de combler un manque affectif. Pourtant, Léa, une jeune blogueuse de 25 ans, qui a répondu à son annonce, affirme avoir été harcelée durant des mois. Son numéro de téléphone a, semble-t-il, était divulgué dans le métro par le biais de petites annonces à caractère sexuelle

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Face au manque d’actions de la RATP, certaines femmes s’inquiètentLa RATP assure prendre le problème au sérieux, mais si aucune plainte n’est déposée, l’homme ne peut être arrêté. La RATP encourage donc toutes les femmes victimes de harcèlement à porter plainte.

Si les agents de la RATP peuvent accompagner une victime ou la rassurer, ils sont en revanche dans l’incapacité d’interpeller un agresseur présumé (sauf en cas de flagrant délit). Si vous êtes témoin ou victime d’agression sexuelle, vous pouvez contacter un des 5 300 agents de station, utiliser une borne d’appel présente sur les quais et dans certaines rames ou utiliser le numéro d’urgence 31117 par appel ou SMS.

*Les prénoms ont été modifiés

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