Le Grenelle annoncé contre les violences conjugales agace plus qu’autre chose

© delboulbes_m-instagram

Énième coup de com’, ou réelle initiative du gouvernement ? L’annonce faite par Marlène Schiappa d’un Grenelle prévu pour le 3 septembre, soit deux mois après le regroupement massif du 7 juillet, ne convainc ni les collectifs féministes, ni… ni personne en fait. 


75.
75 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint depuis le 1er janvier 2019.

Alors que le samedi 7 juillet, plus de 1 500 personnes se sont rassemblées place de la République en scandant l’urgence de la situation avec des pancartes explicites comme « le féminisme ne tue personne, le machisme tue tous les deux jours », le Gouvernement a décidé d’agir. Agir oui, mais après les vacances hein, parce que quand même, faut pas pousser.

03/09/19, une date si lointaine que des questions se posent sur les intentions du gouvernement

Et ce Grenelle, ça apporterait quoi ? 

Alors que Marlène Schiappa annonce au micro de France Inter, et sur son compte Twitter que...

... le Collectif NousToutes, se demande ce qu'il se passera après le 3 septembre...

Bien qu'encore floues, des mesures ont été anoncées telles que « l'exclusion de la residence alternée en présence de violences conjugales ou intrafamiliales » ; reste à savoir quand elles seront effectives.

Notons enfin que la plupart des femmes tuées par leur conjoint, ou ex, avaient déjà signalé leurs craintes à la justice, avant que l'irréparable ne soit commis. Ici encore, un enjeu de taille.

Fin des articles