Typologie des potes en vacances

© Les petits mouchoirs

C’est à nouveau cette période de l’année, celle des départs en vacances entre potes. Et on dira ce qu’on veut, peu importe l’âge ou la situation sociale, on est tous les mêmes et on est tous potes avec le même genre de personnes. Obligé, ceux-là tu les connais.


Le radin

Le grand classique, particulièrement typique de chaque bande d’amis. Il a beau gagner autant que toi (voire plus), c’est toujours le dernier à sortir son porte-feuille… Pour la petite histoire, mon amie Zoé m’a raconté que son ami radin à elle avait même refusé de payer pour le ketchup « parce que j’en mange pas » au moment de partager les courses en parts égales. C’est vrai qu’on est carrément à 50 centimes près dans la vie. Allez, fais un effort mon ami, et paie ton coup la prochaine fois.


Le pro du barbecue

Il n’a qu’une seule et unique mission, qu’un ultime but : faire griller tout ce qui se mange. Et pour cela, le pro du barbecue fera tout ce qui est en son possible. Il ira au supermarché acheter de l’alcool à brûler, il ira couper lui-même du bois et ramasser des épines de pin, il passera une heure à allumer le feu tandis que le reste de ses potes se la coulent douce en prenant l’apéro autour de la table, grillera chaque steak, chaque patate, chaque brochette lui-même à la sueur de son front, qu’il déposera ensuite sur la table et découpera devant l’œil admiratif de ses amis, avant de repartir accomplir sa mission pendant qu’eux se régaleront, et il reviendra, et il repartira, et quand enfin, enfin, sa mission accomplie, il viendra s’asseoir avec les autres, ils auront terminé de manger et il devra se contenter de la part froide qu’il auront daigné lui mettre de côté. Lui, humble, tel un héros des temps modernes, savourera sans ronchonner car au fond il adore ça, être le roi du barbecue.


Le précieux casse-couilles

Il a dépensé autant que les autres pour ce voyage, mais il mérite bien mieux qu’eux. Car la princesse a daigné réjouir de sa présence le reste des être vivants avec qui il va partager le toit pendant les vacances, il lui faut donc la meilleure chambre et tout ce qui se fait de mieux. Il va de soi qu’il a également un droit de regard sur le planning de la journée, le repas du soir (qu’il ne prépare pas, il ne faut pas déconner) ainsi que sur le type de rosé que ces manants iront acheter en faisant les courses. Et gare au caca nerveux si tout ne se passe pas comme il l’entend.


Le branleur

Il est insupportable, mais personne ne lui dit rien parce que c’est l’un des piliers de la bande, souvent celui qui a regroupé tout le monde entre eux, et puis il reste sympathique malgré tout. Mais quand il s’installe près de la piscine avec son journal et qu’il reste planté là à ne rien faire pendant que tout le monde se tape le ménage, le rangement et la préparation du dîner, tu le hais au plus profond de ton âme. C’est aussi la même personne qui ne prend aucune initiative et qui ne sait pas mettre en route une machine à laver.


Le nouveau couple

Le nouveau couple est beau, le nouveau couple est heureux, le nouveau couple voit la vie en rose. Il s’est formé il y a moins de six mois et il se sent invincible, il est assez bête et naïf pour croire que tout lui résistera, et surtout, il ne se lâche pas d'une semelle. Déjà qu’avoir un ami qui vient de se mettre en couple et pour qui le "nous" a remplacé le "je" c'est bien relou en soi, partir avec les deux oiseaux en vacances, c’est carrément du suicide.


Le récemment célibataire

Le pauvre malheureux vient de se faire salement larguer, il est hypersensible et peut se mettre à pleurer pour trois fois rien : la chanson préférée de son ex passe à la radio, tu utilises le même savon qu’elle, l’aboiement du chien du voisin de la maison que vous avez louée ressemble à celui de l’oncle du beau-frère de son ex. La situation est évidemment plutôt complexe car tu as envie de le consoler et qu’il aille mieux, mais tu as aussi très envie de profiter de tes vacances tant attendues et pour lesquelles tu as trimé toute la putain d’année. Un conseil : laisse-le faire sa life, ça passera, ça passe toujours. Même son de cloche pour celui qui vient de se faire larguer et qui a besoin de faire n’importe quoi en s’inscrivant sur tous les sites de rencontre possible.


Le fou de l’organisation

En bonne brigade du kiff qui se respecte, tu avais prévu de profiter dignement de tes vacances à base de grasses matinées, de farniente dans le hamac, d’apéros au rosé et de lézarder sur la plage. C’était sans compter sur Jean-Christophe, hyperactif et qui veut « absolument profiter de chaque instant de ces vacances » et qui a prévu tout un programme pour toute l’équipe : réveil à 8h, plage à 9h, suivie d’une petite rando, d’une promenade bucolique au village d’à côté, d’une session rafting, d’une séance de yoga et d’une visite de musée. C’est simple, pour Jean-Chrichri, chaque minute à ne rien faire est une minute perdue. Toi qui voulais juste bronzer et dormir…


L’alcoolique

On a beau s’être mis une belle race la veille, il est le premier à ouvrir le rosé le lendemain midi et passe sa journée complètement arraché. Parfois, c’est aussi le même que le branleur.


L’influenceur

Peu importe l’activité exercée, impossible d’en profiter sans qu’il dégaine son téléphone et documente absolument tout. Alors déjà l’influenceur en carton, les souvenirs c’est mieux dans la tête qu’en photo, et en plus franchement la toile se fout éperdument de savoir ce que tu fais de tes journées en vacances. De plus, je n’ai pas forcément envie de me retrouver dans toutes tes stories regardées par 23 pleupleu en manque d’attention, le téléphone c’est marrant 5 minutes mais au bout d’un moment c’est juste lourd. Vraiment très lourd.


Le fauché

C’est mathématiquement incompréhensible, mais depuis que tu le connais, le fauché est à sec. Impossible pour toi de te rappeler d’un seul moment où il n’aurait pas eu de problèmes financiers depuis que vous vous êtes rencontrés 15 ans plus tôt, et tu ne comptes plus le nombre de pintes que tu lui as offertes alors qu’il n’essayait même plus de faire semblant de sortir son porte-monnaie. Il va falloir t’y faire, si tu veux rester ami avec lui, il va falloir raquer.

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