[ITW] Connan Mockasin répond à nos questions entre deux concerts

© Sébastien Dion

Dernière rencontre de notre série au festival d'été de Québec : Connan Mockasin. Le chanteur adulé par le public français conquiert désormais le monde entier, à son rythme.

Personnage atypique de la scène musicale, Connan Mockasin n'a pas eu un parcours "facile". Proche du DJ britannique Erol Alkan, c'est ce dernier qui l'a découvert et avait ressorti son premier album Forever Dolphin Love (2011) sur son label Phantasy Sound. Un "miracle" pour Connan, qui a pu ainsi se frayer un chemin sur le sentier sinueux de la reconnaissance, même si l'industrie de la musique est loin d'être son terrain de jeu préféré.


Tu es revenu après 5 ans d’absence ? Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ?

Bonne question… ! J'ai démangé à LA et j’ai kiffé. Je ne suis pas du genre à me presser pour faire des sons etc... j'ai juste profité et chillé. J'ai fait quelques morceaux et créations très cool avec des potes comme James Blake et MGMT. Et puis vous connaissez LA... on y fait surtout beaucoup la teuf ! J’ai donc fait un gros break avant de commencer à enregistrer mon nouvel album à Paris il y a 3 ans. J'ai même fait un enregistrement avec mon père, c’était super sympa. Mais beaucoup de morceaux ne sont finalement pas sur l'album.

© Sébastien Dion


Comment tu te sens avec ton public après ces cinq années ?

Je me sens plus compris par le monde. Le public français a sûrement été le premier à comprendre et ressentir mes chansons. Le reste du monde est venu petit à petit.


Ton album est basé sur des souvenirs personnels ?

Tout à fait, mes morceaux sont souvent basés sur des souvenirs avec mes frères et mes voisins.


Qu’est-ce que ça fait d’être un artiste depuis plus de 10 ans ?

Le premier album, je l’ai écrit parce que je voulais quand même avoir une histoire avec la musique, même si je déteste cette industrie, ce monde malsain... À l'époque, on était en Angleterre pour quelques années et j’ai détesté. Après nous sommes rentrés en Nouvelle-Zélande et ma mère a voulu enregistré un album chez nous ; je n'avais pas besoin de producteur, j’avais déjà mon studio. C’était très cool et familial. Ensuite j’ai fait deux sons, dont un que j’ai mis sur les réseaux et qui a été repéré par un label – par chance – deux ans plus tard. C’est comme ça que j’ai commencé, avant de m'attaquer à la France.

© Sébastien Dion


Tu y étais d'ailleurs en novembre dernier, comment c’était ? Le public ? L'ambiance ?

Le seul problème était que sur cette tournée, nous faisions des shows dans des salles assises et ce n'était vraiment pas le bon endroit pour pouvoir jouer.


Quel est ton spot préféré à Paris ?

J’aime y aller quand il fait chaud l’été, m'acheter une bouteille de vin, aller sur le canal et prendre l’apéro avec un de mes amis qui habite à Paris. Ce que j’adore aussi à Paris, c’est qu’il y a de très bons studios d’enregistrement. Je vais souvent dans un studio produit par Charlotte Gainsbourg.


Quel est l’artiste avec lequel tu rêverais de faire un featuring ?

Je ne sais pas... Peut-être André 3000, je ne l’ai jamais rencontré. Il a l’air d’avoir des idées très intéressantes.

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