C’est un mouvement de grande ampleur qui attend l’Hexagone le 29 septembre prochain. L'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) ont lancé un appel à la grève, une première depuis 2018. Entre autres, le personnel médical, les pompiers, les enseignants, et les agents du service public seront mobilisés et plus de 150 manifestations sont prévues dans tout le pays. On fait l’état des lieux des perturbations que ce mouvement va générer.
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Interpeller le gouvernement concernant les salaires
Parmi les revendications majeures des organismes syndicaux, on retrouve notamment la volonté de réclamer une hausse des salaires pour les agents publics alors qu’à la mi-septembre, le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice et que l’inflation ne cesse de progresser — elle atteindra entre 2,1 et 2,3 % à la fin de 2026. Cette annonce a été perçue comme une provocation par l’intersyndicale.
Un impact sur différents secteurs à Paris
À Paris, la manifestation débutera sur la place de la République en début d’après-midi. Les manifestants se rendront ensuite sur la place de la Bastille, puis la place de la Nation. Il faut encore que le parcours soit approuvé par la préfecture de police.
Puisque cette manifestation concerne la fonction publique, il est fort probable que de nombreux enseignants d’école maternelle ou primaire se déclarent grévistes, tout comme le personnel médical à l’hôpital, où les services — en dehors des urgences — pourront connaître une baisse d’effectif.
Du côté des transports, la CGT-RATP a, elle aussi, déposé un préavis de grève illimité, qui court à partir du lundi 28 septembre, à 19h. Ce dernier se distingue donc de l’autre préavis de grève du secteur public. Ce mouvement qui pourrait avoir d’importantes conséquences dans le métro, le bus, le tram et le RER, est notamment justifié par la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation significative du prix de l’essence.
