La fertilité suivrait-elle le rythme des saisons ? C’est une analyse portant sur plus de 15 000 échantillons de sperme qui met en lumière ce phénomène saisonnier. Des chercheurs au Danemark, au Royaume-Uni et au Canada ont étudié des dons de sperme provenant d’hommes danois et américains afin d’évaluer la qualité des spermatozoïdes selon les périodes de l’année.
Les scientifiques se sont particulièrement intéressés à la « motilité progressive », c’est-à-dire à la capacité des spermatozoïdes à avancer efficacement. Ce sont ces cellules les plus mobiles qui ont le plus de chances de féconder un ovule. Résultat : la concentration des spermatozoïdes les plus rapides augmente au printemps, atteint un pic au début de l’été, puis diminue progressivement pour atteindre son niveau le plus bas au cœur de l’hiver.
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Une question de mobilité, pas de quantité
Faut-il en conclure que les hommes sont plus fertiles en été ? Pas si vite. L’étude montre que le nombre total de spermatozoïdes et le volume de sperme restent stables tout au long de l’année. La production globale ne varie donc pas selon les saisons. Ce qui fluctue, en revanche, c’est la qualité de leur mouvement.
Une étude révèle que la saison estivale booste la vitesse des spermatozoïdes. Un facteur à considérer pour les couples en quête de parentalité. 🌞✨ https://t.co/4tSRsTAEe1
— H24 News France (@_H24news) February 27, 2026
Autrement dit, les hommes ne deviennent pas infertiles en hiver, ni soudainement ultra-fertiles en été. Mais la proportion de spermatozoïdes capables de se déplacer efficacement semble bel et bien influencée par la saison. Pour les couples qui essaient d’avoir un enfant, cette nuance est importante. Une analyse de sperme réalisée en été pourrait apparaître plus favorable qu’un test effectué en hiver, simplement en raison de cette variation naturelle.
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La température en cause ?
Les scientifiques savent depuis longtemps que la production et le développement des spermatozoïdes sont sensibles à la température. Les testicules fonctionnent d’ailleurs à une température légèrement inférieure à celle du reste du corps. Pourtant, des études antérieures avaient parfois suggéré l’inverse : une meilleure qualité de sperme durant les mois froids. Mais ces travaux portaient souvent sur de petits échantillons et donnaient des résultats contradictoires.
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En comparant un grand nombre d’échantillons issus de deux pays aux climats très différents, cette nouvelle recherche suggère que le schéma saisonnier observé pourrait être plus constant qu’on ne le pensait. Reste une limite majeure : il s’agit d’une étude observationnelle. Elle met en évidence une tendance, sans pouvoir expliquer précisément les mécanismes biologiques à l’œuvre, comme la température, l'exposition à la lumière, le mode de vie ou bien l'alimentation… soit autant de facteurs qui pourraient entrer en jeu.
