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Rentrée 2026 : le marché locatif plus que jamais en tension à Paris

undefined undefined 1 septembre 2026 undefined 08h30

Lucie Guerra

La rentrée est arrivée, et chaque année, c’est la même rengaine : le marché locatif est plus que jamais sous tension. Et 2026 est particulièrement marquante puisqu’en moyenne, un logement se dispute entre 2,7 candidats, contre 2,2 l’année passée. Le problème ? Le prix, bien sûr, mais aussi et surtout l’offre, trop faible par rapport à une demande de plus en plus grande. 


Des déséquilibres à tous les niveaux 

Les dossiers envoyés par dizaines chaque heure, pour des appartements parfois à la limite de l’insalubrité… Qu’à cela ne tienne : la rentrée est là, il n’y a plus d’autre choix, il faut trouver un logement coûte que coûte. Oui, mais voilà : les propriétaires privilégient la location touristique, et donc de courte durée, à la location longue durée ; l’interdiction de louer des appartements qui ne répondent pas correctement aux diagnostics de performance énergétique (DPE) limite le nombre d’appartements sur le marché, et les investisseurs sont plus réticents à investir dans les zones où l’encadrement des loyers s’applique. 

À cela s’ajoutent des critères de sélection particulièrement restrictifs, comme le sérieux avantage si l’on est en CDI, la nécessité de gagner 3 à 4 fois le montant du loyer ou celle d’avoir un garant physique. 

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Plus de 1 500 demandes pour un seul studio

Pourtant, les chiffres parlaient d’eux-mêmes et laissaient présager un équilibre légèrement meilleur. 17 % de biens supplémentaires étaient disponibles sur le marché, face à une demande qui avait reculé de 16 % à l’échelle nationale. À Paris, la demande a reculé de 15 %, bien qu’elle soit toujours particulièrement élevée (+ 13 % par rapport à 2021). 

Néanmoins, on observe une baisse de 67 % des biens en location depuis 2021, avec une hausse des loyers qui a été établie à 2,5 % en moyenne au 1er avril 2026. Comptez donc 1 662 € de loyer pour un T2 de 50 m2 à Paris. Interrogée par Le Parisien, Laëtitia Caron, directrice générale de PAP, affirme qu’« un studio de 18 m2 dans le 20e arrondissement de Paris [...] comptabilise 1 638 demandes de contacts en moins d’une semaine ». 

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