Mai 68 : une fresque monumentale au Palais de Tokyo

© Time for a revolution, Miajadas, Spain. 2010. Photo by Escif

Cinquante ans après les évènements de Mai 68, le Palais de Tokyo interroge à sa manière l'Histoire et l'héritage de ce moment phare de la société française en invitant l'artiste Escif à réaliser une fresque gigantesque sur sa façade. À découvrir dès le 4 mai ! 


Le musée le plus déjanté du 16e n'a pas attendu les cinquante ans de Mai 68 pour faire écho à cet évènement. En mai 2016, les deux fresques murales du peintre grec Stelios Faitakis questionnaient déjà l’héritage de la pensée situationniste et de Mai 68 dans les révoltes contemporaines. Cette année, l'artiste 
Escif s'attachera à reproduire les célèbres écritures des révoltes étudiantes de mai 68. 

Escif, Luz en la noche. Vitoria, Espagne. 2017. Photo : Esci

« Je cherche la limite, comment peindre une peinture murale qui ne soit pas une peinture murale. Peindre sans peindre : ce qui est le plus intéressant dans une peinture in situ est finalement ce qui n’est pas peint, le contexte de l’intervention. (...) Le mur est une limite, un outil de pouvoir avec lequel on planifie, contrôle et manipule l’espace des villes. Le graffiti abuse des murs en les ridiculisant, en transgressant leur fonction initiale. Un mur peint n’est alors plus une limite mais un canal transversal. Un mur peint est un mur effacé, c’est un acte de psychomagie, c’est une faille dans le système, c’est un message d’espoir qui révèle la possibilité de travailler pour un monde meilleur : ouvrir les frontières », commente Escif. 

La façade arrière du Palais de Tokyo se verra donc ornée d'une peinture monumentale réalisée par l'artiste et composée d'éléments en trompe-l'œil tels que des drapeaux officiels, portes, escaliers de secours et végétations sauvages. Les murs seront également recouverts d'écritures - des graffitis tracés dans les toilettes de l'institution et archivés par l'artiste, notamment.

Le parcours se prolongera dans les sous-sols du Palais de Tokyo avec une nouvelle intervention de l’artiste Paul Loubet, lauréat du prix Révélation d’Art Urbain remis par l’ADAGP en 2017. Rendez-vous dès le 4 mai ! 
 

Palais de Tokyo
13, avenue du Président-Wilson - 16e

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