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Paris n’est “que” la 4e ville de France pour les embouteillages en 2025 !

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Clémence Varène

Pour ceux d’entre vous qui auraient grandi sans smartphone équipé d’appareils photo, de calculatrice, de boussole, de machine à raclette et de GPS, vous vous souvenez sûrement de TomTom, ce système de navigation que l’on installait à l’époque dans les voitures afin de trouver son chemin. Eh bien si vous pensiez que la compagnie avait disparu, que nenni ! Elle est bel et bien vivante, domine le marché mondial de l’info trafic, et vient d’ailleurs de publier son 15e rapport annuel sur les embouteillages dans plus de 500 villes du monde, qui en dit long sur la situation dans Paris.


Il y a du mieux dans la Ville lumière

Pour établir son étude, TomTom se base sur le taux de congestion des villes, un indice qui mesure en pourcentage l’impact des bouchons sur les temps de parcours moyens, par rapport à un temps de parcours « idéal ». Ainsi, si le taux de congestion est de 20%, cela veut dire qu’il faudra en moyenne 20% de temps en plus pour effectuer un trajet à cause des bouchons par rapport au temps idéal en cas de trafic fluide.

Et bonne nouvelle, en 2025, ce taux a diminué de manière assez surprenante, mais aussi significative, dans la capitale. En effet, l’année dernière, le taux de congestion est passé de 44 à 40% ! Une baisse d'autant plus étonnante qu’à l’échelle nationale, le taux de congestion, lui, a eu tendance à augmenter sur la moyenne des 29 villes étudiées. Et c’est Lyon qui arrive en tête en 2025, avec un indice à 47,2%, suivi par Bordeaux (43,5), Montpellier (41,4) et Paris, qui laisse ainsi la médaille d’or pour gagner la 4e place française. Et on s’en félicite.


Un résultat paradoxal

Attention cependant, cette diminution des embouteillages ne signifie pas pour autant qu’on roule plus vite dans la capitale, bien au contraire. En 2025, l’allure moyenne dans Paris a baissé, rallongeant ainsi les temps de déplacement malgré un taux de congestion moins élevé. Un résultat surprenant qui s’explique notamment par l'élargissement de la zone à vitesse limitée dans la capitale — de plus en plus de rues sont limitées à 30 km/h — ainsi que l’abaissement du boulevard périphérique à 50 km/h. Mais bon, même si les trajets sont un peu plus longs, au moins, ils se font sans le stress et l’énervement des bouchons, et on trouve que c’est déjà ça de gagné, non ?