Depuis fin 2023 et l’annonce d’Emmanuel Macron, le plan est là : six vitraux réalisés en 1864 par le peintre Alfred Gérente, dans le cadre du grand chantier de restauration piloté par Violette-le-Duc, vont laisser leur place à des créations contemporaines signées Claire Tabouret et l’atelier Simon-Mara. La pose est prévue pour la mi-octobre.
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Résultat : plus de 350 000 signatures sur une pétition contre le projet, des associations qui attaquent en justice, la Commission nationale du patrimoine qui a voté contre… Bref, même après l’incendie et après sa reconstruction, Notre-Dame continue de déchaîner les passions.
Mais alors, ils vont où ces vitraux ?
C’est là que ça devient vraiment intéressant. L’État vient de l’officialiser : quatre des six panneaux vont rejoindre le château de Pierrefonds, dans l’Oise. Les deux autres s’installeront à la Cité de l’architecture et du patrimoine, au Trocadéro, face à la tour Eiffel. Le tout, accessible au public après restauration.
Pierrefonds, pourquoi c’est une idée brillante
Le château de Pierrefonds n'est pas un lieu choisi au hasard. C’est une autre œuvre de Viollet-le-Duc lui-même, entièrement réinventée par l’architecte entre 1857 et 1879 pour Napoléon III. En gros, les vitraux vont littéralement retrouver leur créateur. Voir l’ensemble de son œuvre rassemblé dans un même lieu, c’est le genre de truc que les passionnés d’architecture et d’histoire de l’art vont adorer, et une très bonne excuse pour s’offrir une virée en dehors de Paris le week-end, on ne va pas se mentir.
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Et au Trocadéro, c’est quoi le concept ?
À la Cité de l’architecture, l’approche sera différente : les deux panneaux seront mis en dialogue avec des œuvres d’époques variées, replacés dans la grande histoire du vitrail français.
Les œuvres contemporaines de Claire Tabouret et de l’atelier Simon-Marq sont prévues pour mi-octobre dans la cathédrale. Des maquettes grandeur nature ont déjà été exposées au Grand Palais. Le verdict des Parisiens ? Disons que les avis sont… tranchés.
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La polémique, elle est finie ?
Spoiler : non. Le tribunal administratif a rejeté le référé le 19 mai, notamment parce que l’opération a été jugée « réversible », les nouveaux vitraux étant du même format que les anciens et les armatures métalliques étant préservées. Mais les associations Sites & Monuments et SOS Paris continuent le combat de fond. La procédure va durer des mois. Les nouveaux vitraux seront sans doute posés bien avant que les juges tranchent.
En attendant, Notre-Dame tourne à plein régime : 30 000 à 35 000 visiteurs par jour depuis sa réouverture en décembre 2024. Autant dire que la cathédrale, qu’on l’aime dans sa version XIXe ou dans sa version 2026, n’a pas fini de faire parler d’elle.
