En octobre 2025, un nouveau centre consacré à la santé des femmes a ouvert ses portes dans le 15e arrondissement. Rejoignant ceux déjà présents dans le 11e et à Montreuil, cet établissement Jeen propose un large éventail d’accompagnements médicaux, mais se démarque surtout par sa volonté de prendre le temps de soigner correctement, loin d’un milieu hospitalier dépassé par le manque de moyens et d’effectifs.
Voir cette publication sur Instagram
Une action pour pallier les difficultés qui règnent dans le milieu médical
Gynécologie, sage-femme, psychologue, kiné, sophrologue, assistante sociale, yoga, renforcement… Jeen affirme être un lieu où « la porte sera toujours ouverte » à toutes les femmes, qu’importe leur âge ou leur problématique. Le projet a été impulsé par deux femmes colocataires : Isabelle et Valentine. Au fil de discussions et des récits de Valentine, alors sage-femme en milieu hospitalier, l’idée de faire de la santé des femmes une priorité germe. « On a réalisé qu’on avait plein de copines qui galéraient à trouver le bon gynéco, la bonne sage-femme. Et comme il y a beaucoup de ruptures dans le parcours de soins, cela crée une véritable errance médicale », affirme l’une d’entre elles au Parisien.
Voir cette publication sur Instagram
En 2023, le premier centre Jeen ouvre ses portes dans le 11e (103, avenue de la République). Un an plus tard, c’est à Montreuil que la santé féminine se voit davantage valorisée avec l’ouverture d’un second centre. L'année 2025, avec l’ouverture du centre dans le 15e, marque donc un nouveau chapitre dans cette histoire singulière et nécessaire.
Prendre le temps de soigner et de comprendre
Ici, les règles sont simples : la patience, l’écoute et la bienveillance sont de rigueur. « Sans pression, sans stress, sans peur, en douceur », affirme Jeen. Interrogée par Le Parisien, Sally, anciennement sage-femme échographiste à l’AP-HP qui a rejoint le centre, affirme que désormais, « avec une échographie, je peux montrer à mes patientes leur utérus, leurs trompes. Je leur explique comment se passe leur cycle aussi, qu’il n’y a pas de règle immuable, qu’on peut avoir une, deux, même trois ovulations par mois. C’est essentiel qu’elles comprennent mieux ce qui se passe dans leur corps ».
