La crise du logement ne faiblit pas dans la capitale. Mardi 14 avril 2026, lors du Conseil de Paris, le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, et la Ville de Paris ont présenté les objectifs qu’ils souhaiteraient atteindre pour pallier ce fléau. Parmi les mesures phares : la volonté de s’attaquer aux logements inoccupés — toujours très nombreux —, la lutte contre la transgression des règles concernant les meublés touristiques ou encore le maintien de l’encadrement des loyers.
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Les logements vacants et les meublés touristiques comme principales cibles
Les mesures que la nouvelle municipalité souhaite prendre sont nombreuses, à commencer par la lutte contre les logements qui restent vacants — près de 300 000 à l'heure actuelle. Justement, une taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TLVH) va être créée afin de pousser les propriétaires à louer leurs biens laissés vides.
Les meublés touristiques sont également dans la ligne de mire de la Ville de Paris. Si les règles concernant ce type de logement s’étaient déjà durcies, l’ambition de la capitale serait d’imposer que seules les résidences principales puissent être louées à des fins touristiques, et uniquement 90 jours par an.
Assurer la protection des Parisien·ne·s
En ce qui concerne la garantie des habitant·e·s de la capitale, et notamment des locataires, la Ville de Paris a pour objectif de créer une brigade de protection du logement qui aurait un rôle de contrôle à plusieurs niveaux, tels que les logements insalubres, la prévention des expulsions, la lutte contre le détournement de baux ou encore contre les meublés touristiques illégaux.
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La Ville prévoit également de pérenniser l’encadrement des loyers, une initiative en place depuis 2019, qui permet de contrer la hausse des loyers. La prochaine étape serait de donner la possibilité aux résident·e·s de tous types de locations permanentes de pouvoir faire des signalements à la Ville en cas de dépassements.
