Louis 14 remplace Louis XIV : la presse italienne est en colère

  • Cindy V
  • News
  • Publié le 18 Mars 2021 à 15h43
© Beyond Images

Le Musée Carnavalet à Paris a décidé de remplacer ses chiffres romains par les chiffres arabes dans ses cartels explicatifs... et les intellectuels en Italie y voient une insulte à la culture.

Le patrimoine numérique romain est touché. Sur les cartels explicatifs du plus ancien musée de la Ville de Paris, les chiffres antiques seront remplacés pour désigner les noms des rois et les siècles.

 
La colère de Rome

Pour certains intellectuels italiens, il s’agit d’un véritable scandale. Trois journaux locaux se sont déjà offusqués hier. Le journal de la capitale italienne Il Messaggero titrait sa une : « La polémique : Louis XIV deviendra Louis 14 ». Dans le quotidien Corriere della Sera, daté du XVII/III/MMXXI (17/03/2021 pour celleux qui, comme notre SR un peu fatigué, auraient mis du temps à l'avoir), on lisait en première page : « Cette histoire des chiffres romains représente une synthèse parfaite de la catastrophe culturelle en cours : d'abord on n'enseigne pas les choses, puis on les élimine pour que ceux qui les ignorent ne se sentent pas mal à l'aise, rappelant que les obstacles servent à apprendre à sauter. »

Une mesure d’accessibilité universelle

C’est dans le but de faciliter la compréhension des touristes étrangers que le Musée Carnavalet a décidé de remplacer les chiffres romains de ses cartels par des chiffres arabes. Le Louvre et le British Museum avaient déjà pris ces mesures d’accessibilité universelle il y a quelques années. Face à la polémique italienne, la responsable du Musée de l’histoire de la Ville de Paris, Noémie Giard, se défend auprès de France Inter : « Il y a juste une volonté de s'adresser à tous les publics, à tous les visiteurs étrangers, aux personnes en situation de handicap psychique, qui peuvent être gênés dans leur compréhension. »

Le musée est toujours fermé à cause des restrictions du Covid-19, mais se prépare grandement à accueillir le public.

Fin des articles