Le positivisme, ou comment regarder l'avenir d'un nouvel œil

C’est connu, les Parisiens adorent se plaindre. Jamais contents, et contents de ne pas l’être, nous sommes d’éternels pessimistes dont le regard sur le monde est parfois bien négatif. Et si on changeait de regard une bonne fois pour toutes, qu’on reprenait nos vies en main et qu’on adoptait le positivisme, histoire de vivre dans un monde meilleur ? Valère Corréard, acteur du positivisme, nous dit comment faire. C'est pas trop tôt.


Il faut d’abord différencier le positivisme dont on parle et le positivisme comme courant philosophie et scientifique, qui consiste à rejeter les méthodes non expérimentales pour décrire la réalité. En bref, cette philosophie qui dit que l’intuition et l’introspection, c’est du fake news.

Maintenant que vous avez gagné une nouvelle notion en philo, passons au positivisme. Quand on est de bonne humeur, qu’on voit le verre à moitié plein, qu’on a de l’espoir et de la confiance en l’être humain, que des jours meilleurs nous attendent. Dans un monde où les mauvaises nouvelles nous envahissent, Valère Corréard est de ceux qui agissent pour ce positivisme, fervent défenseur de l’espoir et des solutions.

Récemment, Valère a parlé d'une boutique en ligne qui vend du prêt-à-porter fabriqué avec du cuir… d’ananas. 

« Études et autres observatoires qui nous destinent à un avenir sombre se multiplient. Plus que jamais, la société de consommation a montré certaines limites et nous en sommes tous conscients ; nous sommes tous un peu inquiets sans trop savoir quoi faire », écrit-il.

Dans le Social Lab sur France Inter, il parle tous les week-ends d’agriculture urbaine, d’universités pour les démunis ou de solutions anti-gaspillage… "Journaliste de solutions", l’auteur et entrepreneur au parcours bien particulier et semé d’embuches, nous apporte de bonnes nouvelles et des innovations pour vivre ensemble mieux et durablement.

Un extrait :


Vive les solutions de demain

Les solutions de demain, Valère en connaît un rayon. Il nous parle notamment de Civic Tech, un site ayant pour ambition de renouveler la démocratie en utilisant les technologies. « J’ai été assez frappé par ces opérateurs qui essayent de trouver des solutions pour réconcilier les Français avec la société. Et il y a vraiment un gros besoin de réconciliation» Un exemple plus concret de Civiv Tech : Make.org, qui a lancé lors des Législatives Citoyennes une consultation nationale pour permettre aux Français de partager leurs envies premières avec leurs futures députés. Grâce à cette plateforme, les citoyens peuvent donc fixer les programmes des députés. Super innovant ! 

Coup de cœur aussi pour l’appli I wheel share qui laisse la voix aux handicapés. « C’est un peu le Tripadvisor du handicap. Le principe ? Les handicapés partagent leurs avis pour d’autres personnes en situations de handicap. Ils peuvent dire s’il y a des rampes à tel ou tel endroit par exemple. Audrey Sauvignet a créé l’appli après que son frère a eu un grave accident de moto. J’ai remarqué que c’est souvent les expériences personnelles qui poussent à créer. L’humain est au départ de l’idée économique» 


Le pragmatisme plutôt que la culpabilisation

Valère a plutôt les pieds sur terre. Jusqu'à aujourd'hui où tout semble lui réussir professionnellement et personnellement, Valère Corréard garde en lui les stigmates de quelqu'un issu de la"vraie vie". Son histoire est en quelque sorte son moteur.

« J’ai un parcours un peu atypique qui me donne un regard à hauteur des gens. J’ai arrêté l’école assez rapidement, j’ai fait mes armes, plein de petits jobs alimentaires. J’ai été papa à 19 ans. Ensuite, déclic à vingt ans. "Faut que tu reprennes les études". C’était ma revanche. 8 ans d’études juridiques. Je me suis dit "mon destin c’est moi qui vais l’écrire". C’est pour ça que j’entreprends depuis très jeune, j’ai toujours eu des petits projets, j’ai toujours eu envie d’apporter ma pierre à l’édifice », nous raconte-t-il sans prétention. 

Des projets, il en a plein le panier. En ce moment, en plus de ses chroniques radio, il prépare un guide pour informer et proposer aux Français des petits changements faciles à adopter à l'aide d'experts avisés. Autre aventure en cours : la création d'un média « assez important » sur l’info durable. 

Avec tout ça, il veut atteindre les plus jeunes, car il est convaincu que l'espoir se trouve dans la nouvelle génération. Jeunesse, il a un message à vous faire passer !

« On est dans un pays où on peut avoir plusieurs vies, on a la santé, pourquoi ne pas en profiter ? Il faut savoir où regarder. Pas forcément tout positiver, mais on est libre de regarder où on veut. Lorsqu’on s’informe, qu’on mange, on est libre, on vit dans un espace de liberté totale. Le positivisme, c’est surtout regarder les solutions, être en vigilance. On est libre et on l’oublie trop. J’ai la conviction que la jeunesse est généreuse, elle est pleine d'espoir, elle est informé, elle a des opportunités incroyables. Et il faut utiliser la liberté. »

Alors, on reprend le contrôle chers bonbons ?