Les militaires des Invalides ne pourront (enfin) plus tuer les lapins

  • Zoé Stene
  • News
  • Publié le 26 Juillet 2021 à 11h30
© Ivan_Neru / iStock

La petite colonie de lapins de Garenne qui a élu domicile aux Invalides va désormais pouvoir sautiller en paix. En effet, le Tribunal administratif de Paris vient d'interdire aux militaires de tuer les petits mammifères jusqu'à nouvel ordre. 

Jeudi dernier, le Tribunal administratif de Paris a interdit l'extermination de la petite bande aux grandes oreilles qui gambade régulièrement sur le site militaire des Invalides. Une décision temporaire, faisant suite à une requête en référé-suspension déposée dans l'urgence le 7 juillet dernier par Paris Animaux Zoopolis (PAZ), l'association qui défend les intérêts fondamentaux des animaux sur le territoire parisien.

 
Une quarantaine de lapins tués l'année dernière

Au cœur de la polémique : un arrêté préfectoral classant les lapins dans la catégorie des nuisibles donnait aux militaires le droit de les réguler, c'est-à-dire de les capturer à l'aide de furets puis de les euthanasier. Une quarantaine de lapins sont alors tués chaque année, une situation innacceptable pour la combative Amandine Sanviens – cofondatrice de PAZ – ainsi que pour Christophe Najdovski – l’adjoint à la maire de Paris en charge de la condition animale – qui a officiellement saisi le préfet de police. 

 
« Nous demandons aux militaires de cohabiter pacifiquement avec les lapins »

À l'audience, la défense a mis en avant les dégâts engendrés par les lapins. Selon eux, la deuxième plus grande colonie de Paris après celle du bois de Boulogne perçe les tuyaux d'arrosage et abîme les pelouses. D’après le commandant militaire des Invalides, la facture s'élève à 15 000€ pour une surface détruite de 5 km. Pour Amandine Sansivens, ces chiffres sont « sortis de nulle part », rapporte nos confrères du Parisien. Hélène Thouy, l’avocate de PAZ, souligne également l'absence de preuves et se dit « confiante » pour la suite.

Le sort des lapins de Garenne n'est toutefois pas définitivement scellé. En effet, il s'agit uniquement d'une suspension de l'arrêté, c'est-à-dire d'un répis temporaire qui pourrait être revu lors d'une nouvelle audience dans les prochains mois. On croise les doigts !

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