Coronavirus : le stade 3 changerait drastiquement notre quotidien

Nous n'y sommes peut-être pas encore, mais selon le porte parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, il est peu probable que la France y échappe. Non, le stade 3 ne signifie pas que l'on va tous mourir (ça c'est le stade 12), mais cela entraînerait la prise de mesures contraignantes censées éviter la propagation du virus. On vous dévoile ce qui pourrait bien bouleverser notre quotidien.

"Le stade 3, c'est le stade de l'épidémie, c'est le stade au cours duquel vous faites le constat que le virus circule et qu'il est transmissible sur l'ensemble du territoire", a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran, mardi sur BFMTV. Concrètement, il ne s'agira donc plus de freiner la propagation du virus comme au stade 2 mais d'élaborer une stratégie d'atténuation : fermeture des écoles, suspension des transports en commun, restriction des rassemblements ou encore des déplacements.

Un stade 3 basé sur le plan de lutte contre la grippe H1N1 

Pour se préparer à l'éventualité du passage au stade supérieur, les autorités s'appuieront sur certaines mesures divulguées dans le guide méthodologique du ministère des Solidarités et de la Santé, - pour tout ce qui concerne le système de santé - et sur les mesures énoncées par le Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011, qu'elles adapteront aux spécificités du Covid-19, en concerne la population

Le plan de 2011 prévoit, entre autres, une "suspension éventuelle de certains transports en commun", des "fermetures des crèches et établissements d'enseignement" (à l'échelle territoriale, voire nationale) et la "restriction des grands rassemblements et des activités collectives". 

Ce plan prévoit également des actions pour éviter d'éventuelles pénuries comme la "Surveillance des prix et de la disponibilité des produits" - la secrétaire d'Etat a dores et déjà annoncer que l'Etat avait proposer aux fabricants de plafonner à 3€ le prix des solutions hydroalcooliques - et un "approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité". 

"Il ne s'agit pas d'arrêter le pays"

Différents scénarios sont donc envisagés et envisageables ; mais les mesures seront prises petit à petit, " au fur et à mesure, en fonction de la situation, avec une hétérogénéité sur le territoire", a expliqué le Ministère de la santé.

En effet, même si nous ne pouvons pas encore prédire combien de temps le virus va perdurer dans nos pays ou s'il va muter, il est certain qu'il ne va pas s'évaporer du jour au lendemain. Il faut donc continuer à vivre, sans tomber dans la paranoïa mais tout en restant prudent.

Un confinement à la maison

Le stade épidémique, imposera que les patients peu graves seront maintenus à domicile « tant que leur état clinique le permet », afin de " ne pas saturer les capacités d’hospitalisation des établissements de santé et (...)  de réserver les ressources des établissements de santé aux cas les plus graves », peut-on lire dans le guide méthodologique.

Il s'agira également de mobiliser le système de santé dans toutes ses composantes (médecine de ville, établissements de santé et établissements médico-sociaux) afin que l’ensemble des établissements sanitaires participent au diagnostic et à la prise en charge des patients Covid-19. 

 Une personne confinée à domicile dans son merveilleux chalet face à la nature.

Autre preuve d'un probable passage à la vitesse superieure; selon le journal La Croix, le gouvernement a saisi lundi dernier le Comité national d'éthique pour lui demander son avis sur les "mesures contraignantes qui pourraient être prises" pour lutter contre le nouveau virus. 

Fin des articles